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Grèce : "l'onde de choc" de la victoire des radicaux touche toute l'Europe

REPLAY / ÉDITO - Après la victoire du parti de gauche radicale Syriza aux législatives grecques, d'autres pays du continent européen, tels que l'Espagne, veulent imiter sa politique anti-austérité.

Grèce : "l'onde de choc" de la victoire des radicaux touche toute l'Europe
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Grèce : "l'onde de choc" de la victoire des radicaux touche toute l'Europe
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Que ce soit un tournant pour la Grèce, c’est une évidence. Qu’il en soit de même pour l’Europe, cela reste à démonter. Quand on ouvre le dossier grec, que constate-t-on ? Que dix ans avant la crise financière, ce pays truquait déjà ses comptes publics pour vivre bien au-delà de ses richesses réelles.

Admis dans la zone euro, il s’est refusé à tout sérieux fiscal. Constitutionnellement, les plus riches de ce pays ne payent pas l’impôt. Il n'y a pas de cadastre. Globalement, la Grèce n’a rien fait d’autre que de consommer dans un feu d’artifice de corruption les aides européennes. Résultat : une dette de 320 milliards.
Sur l’autre page, on note que le FMI, la BCE et Bruxelles ont exigé, sans aucune lucidité, des efforts brutaux de restructurations qui n’ont touché que les plus faibles et la classe moyenne. Ce sont ces politiques d’austérité qui sont justement mises en cause. D'autres pays (le Portugal, l’Irlande, l’Espagne) en souffrent aussi. Mais rien n’indique qu’ils peuvent et vont suivre le modèle grec.

La Grèce n’a rien fait d’autre que de consommer dans un feu d’artifice de corruption les aides européennes

Christian Menanteau

La gauche radicale espagnole veut imiter la politique de Syriza. Cela ne parait pas très crédible. Podemos, le parti espagnol petit jumeau de Syriza, n’évolue pas sur le même terrain. Ils n'ont qu'une ambition commune : isoler Angela Merkel et sa rigueur.

Car si l’objectif de Podemos est de faire cesser l’aveuglement comptable des plans de redressement du FMI, de la BCE et de Bruxelles, la piste lui sera ouverte très vite. En revanche, l’ambition aujourd'hui affichée par les radicaux grecs de ne plus rembourser les dettes ou de les reporter aux calendes - ce qui, finalement, revient au même - ne peut pas être celle des radicaux espagnols, eux-aussi favoris des sondages.

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Athènes a 320 milliards de dette et aucune base économique pour la combler avant longtemps. Ce pays n’a ni industries, ni services. Ce qui, au passage, signifie une ardoise prévisible de 47 milliards pour la France.

L’Espagne est certes durement secouée par le chômage, mais elle n’est plus à genou

Christian Menanteau

L’Espagne, au contraire, est beaucoup mieux armée. C’est la quatrième économie de l’Union européenne. Elle est certes durement secouée par le chômage, qui frappe 25% de sa population active, mais elle n’est plus à genou.

Elle vient de créer un million d’emplois ces douze derniers mois. Grâce à une industrie, un tourisme et à une compétitivité retrouvée, sa croissance prévue est de 2,5% en 2015.

Si sa dette publique est très élevée (100% de son PIB), mais c’est un niveau identique à celui de la France.

La note du jour

4/20 à Castorama. La grande chaîne de bricolage commercialise des détecteurs de fumée dont la Direction générale de la consommation a exigé le retrait dès 2013. Cet appareil sera obligatoire dans tous les logements le 8 mars. On attend mieux d'une grande enseigne.

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