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Goodyear Amiens-Nord : pas de repreneur pour l'usine fermée en janvier

L'usine Goodyear d'Amiens-Nord, fermée en janvier, n'aura pas de repreneur. Plus de 300 salariés étaient susceptibles d'être embauchés par un repreneur.

L'usine Goodyear d'Amiens-Nord n'aura pas de repreneur. (Illustration)
L'usine Goodyear d'Amiens-Nord n'aura pas de repreneur. (Illustration)
Crédit : AFP / DENIS CHARLET
La rédaction numérique de RTL & AFP

Même l'Américain Titan ne reprendra pas l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, l'usine de pneumatiques qui a fermé en janvier, avec 1.143 pertes d'emploi à la clef. "Je peux affirmer aujourd'hui que toute discussion avec un repreneur potentiel, y compris Titan, est terminée", a déclaré le directeur des ressources humaines de Goodyear Dunlop Tires France Jean-Philippe Cavaillé dans un entretien exclusif au Courrier Picard

Près de 330 salariés étaient susceptibles d'être embauchés par Titan et son PDG, Maurice Taylor. La décision, selon lui "définitive" et "irrévocable", concerne en premier lieu, l'équipementier américain, qui s'est longtemps dit intéressé par la reprise de l'activité pneus agraires du site.

Fin du plan de reclassement en février 2015

"Il y a deux ans, on a travaillé sur un projet de reprise de l'activité agricole. Ce projet a été rejeté par la CGT. Ces derniers mois, on s'est à nouveau approché du groupe Titan pour essayer, une nouvelle et ultime fois, de trouver une solution pour le site d'Amiens-Nord, dans un contexte économique difficile", a expliqué Jean-Philippe Cavaillé, indiquant que l'échec final des discussions engagées était très récent.

Désormais, après la fin des discussions en vue de trouver une repreneur, "nous devons concentrer toute notre énergie pour trouver une solution pour chaque salarié", a déclaré le DRH. Aujourd'hui, 1.008 ex-salariés sont concernés par le congé de reclassement qui se termine en février 2015 alors qu'il y a quelques semaines, l'inspection du travail a invalidé le licenciement des 42 élus du personnel. La CGT a lancé plusieurs procédures juridiques: une action prud'homale pour invalider le motif de licenciement économique -audience le 22 janvier à Amiens- et une action de groupe aux Etats-Unis concernant les maladies professionnelles.

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