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États-Unis : pourquoi la productivité n'augmente plus

ÉDITO - 200 ministres, experts, universitaires des pays de l’OCDE se réuniront mercredi 1er juin pour plancher sur le recul de la productivité dans nos pays. Pourquoi cette inquiétude ?

États-Unis : pourquoi la productivité n'augmente plus
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États-Unis : pourquoi la productivité n'augmente plus
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Loïc Farge
Loïc Farge

Pour la première fois depuis l’après-guerre, la productivité des grandes économies stagne ou recule. Ce qui a sonné ce branle-bas de combat, c’est l’évolution américaine. La productivité (le volume de production ou de service par personne et par heure travaillée) est aux États-Unis cinq fois inférieure à son rythme historique. Ce n’est pas une information très spectaculaire. Mais dans la réalité, c'est la composante clé de la croissance, et au final du niveau de vie.

Si la première puissance planétaire, le creuset de l’innovation technologique qui a réussi l'exploit de créer 15 millions d’emplois en six ans, n’a pas durant cette période augmenté sa richesse globale c'est qu'il y a un problème. Plusieurs facteurs sont en cause. Mais le plus important serait, selon les économistes américains, le recul de la productivité dans leur pays.
À court terme, on peut se réjouir : quand le rendement est faible, il faut plus de bras pour le même résultat. Cela peut donc permettre de fournir du travail à plus de monde. Les chiffres de l’emploi américain en apportent la preuve. Sauf qu’au bout de cette logique pointe une situation à la soviétique. Une productivité zéro, l’illusion d’un chômage faible et une réalité cruelle : l’asphyxie de l’ensemble de l’activité.

Vers une stagnation économique permanente ?

Ce schéma n’est évidemment pas celui des grands pays de l’OCDE. Mais une tendance menace : celui d’un retour à la situation d’avant la Révolution industrielle, celle de la stagnation économique permanente. En dépit de nos innovations technologiques, d’un niveau d’éducation plus élevé, d’échanges commerciaux plus soutenus, le risque d’un sous-emploi permanent, d’un pouvoir d’achat stagnant et d’un creusement des inégalités de revenus et de richesses n’est plus à exclure.

Si cet indicateur est moins inquiétant en France qu’aux États-Unis, il est préoccupant : la baisse de la productivité du secteur public, la faiblesse des investissements et les problèmes de qualifications des salariés pèsent sur notre capacité à créer collectivement de la richesse. Avec une double peine : à l’inverse des États-Unis, la rigidité de notre marché du travail freine la création d’emplois.

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