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Entreprises françaises : la courbe des faillites affiche une légère régression

REPLAY / EDITO – La faillite qui frappe les entreprises françaises grimpe toujours, mais à un rythme moins important. Les redressements et les liquidations judiciaires ne sont en hausse que de 0,2%. - L'Eco Menanteau, du 11 novembre 2014.

Bénédicte Tassart
Bénédicte Tassart
Entreprises françaises : la courbe des faillites affiche une légère régression
03:12
Bénédicte Tassart

Le nombre de défaillances d'entreprise en France cumulées sur douze mois est toujours en hausse à fin septembre, mais le rythme de progression a nettement ralenti par rapport aux mois précédents, a annoncé lundi 10 novembre la Banque de France. Disons que ça grimpe toujours, mais à un rythme moins important qu'auparavant. Reste à savoir maintenant si ça va redescendre, si le nombre de fermetures d'entreprises va devenir négatif.

C'est un peu comme la courbe du chômage. On suit avec inquiétude cette statistique. Elle montait, elle monte moins vite, mais elle ne se retourne toujours pas. En attendant, on regarde le verre à moitié plein. Au cours des douze derniers mois, près de 63.000 redressements ou liquidations judiciaires ont été recensés. C'est 0,2% de hausse par rapport à il y a un an.

C'est toujours mieux que les 1,5% d'août dernier. C'est mieux aussi qu'en 2013, très mauvaise année, record avec celle de 2009, en plein dans la crise. Aujourd'hui, les plaies de 2009 ne sont pas encore cicatrisées. Beaucoup trop d'entreprises ne tiennent pas le coup.

Les plaies de 2009 ne sont pas encore cicatrisées

Bénédicte Tassart

La différence notable, c'est qu'avec une croissance proche de zéro, les grandes boîtes s'en sortent aujourd'hui. On n'est plus sur d'importants plans sociaux, comme il y a quelques années. Les grandes ne ferment plus leurs portes. Les PME de plus de 50 salariés, elles aussi, arrivent à boucler leur mois. C'est notamment visible dans l'industrie.

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En revanche, les très petites entreprises (TPE) avec un ou deux salariés prennent encore la vague de plein fouet. Pareil pour les micro-entreprises, là où vous êtes votre propre patron, mais où vous etes seul. Elles n'ont pas de trésorerie et ne peuvent pas résister à une économie française qui tourne à une vitesse trop faible. Les boulangeries, les petites agences de pub, les librairies, les hôtels, les petits cabinets d'assurance, la construction, les garages automobiles, les restaurants : tous ces profils paient la facture. Ils ne sont pas adaptées.

Les repères du jour

- Les chefs d'entreprises britanniques veulent rester dans l'Union européenne. En cas de référendum, ils voteraient pour à une grande majorité. C'est ce que rapporte le chef de la Confédération de l'industrie britannique. David Cameron a promis un référendum sur la place du Royaume-Uni dans l'UE d'ici 2017.

- C'est bien Jean-Bernard Lévy qui prend la tête d'EDF. L'Élysée a confirmé son choix. EDF est détenue à plus de 84% par l'État. Henri Proglio a été écarté. Ce n'est pas lui qui accompagnera la transition énergétique de notre pays.

La note du jour

15 sur 20 aux designers du futur qui se défieront dans 24 heures à Paris au concours international Electrolux sur le thème de la maison de demain. Parmi les projets un peu fous : un filtre à air volant qui ressemble à une méduse, un porte-serviette qui nettoie votre linge tout seul, un patch à coller sur votre front pour transformer le goût et l'odeur des plats que vous mangez, ou encore une machine capable de transformer vos bouteilles en plastique en vêtements.

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