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Emploi à domicile : le nombre d'heures déclarées poursuit sa baisse

REPLAY / ÉDITO - Selon le dernier baromètre de l'Observatoire des emplois de la famille, le volume horaire déclaré par les employeurs particuliers va baisser pour le neuvième trimestre consécutif.

Emploi à domicile : le nombre d'heures déclarées poursuit sa baisse
03:30
Emploi à domicile : le nombre d'heures déclarées poursuit sa baisse
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Selon le onzième Observatoire des emplois de la famille, les ménages font de moins appel à des emplois à domicile.

Les chiffres sont sans appel : le nombre des heures déclarées par les employeurs particuliers va baisser pour le neuvième trimestre consécutif.

16.500 jobs à temps plein ont disparu en 2013

Ce n'est pas un repli du bout des chaussons. La chute sera cette année de 8,1%, après un recul de 7,8% en 2013. Au total, 20 millions d’heures de travail se sont évaporées.

Traduit en emplois, cela signifie la disparition de 16.500 jobs à temps plein l'an dernier, et au moins autant pour cette année. C’est évidemment beaucoup. On pourrait parler de situation paradoxale, puisque nous sommes de plus en plus nombreux et que les besoins exprimés par une population vieillissante sont en hausse constante.

Nos législateurs ont repris leurs aiguilles pour tricoter et détricoter ce secteur au gré de l’actualité

Christian Menanteau
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Le retour du travail au noir explique pour partie ces chiffres. Ce serait une faute de se focaliser sur ce seul terrain. Jusqu'en 2010, ce secteur était en progression régulière. Une série de mesures de bon sens avait régulé toutes ces activités. C'était évidemment trop beau : la sainte trinité tricolore (volatilité législative, instabilité fiscale et complexité administrative) est ressortie du bois.

Fiscalement, la droite a supprimé 15 points d’abattement de charge patronale ; puis la gauche, la déclaration au forfait. A la clé : une note alourdie de 12% pour les employeurs.

Administrativement, les bureaux se sont régalés dans la complexification : on a créée des classes d’âge, de revenu, de fragilités physiques ou de détresses psychologiques. Illisible, donc inopérant.

Nos législateurs, eux, ont repris leurs aiguilles pour tricoter et détricoter ce secteur au gré de l’actualité. Une fois pour en faire une arme contre le travail au noir, une autre fois pour l’insertion sociale, une autre ou la création d’emplois. Pas d’objectif, donc pas de résultat.

Pas un problème de riches

Ce recul va assurément se poursuivre en 2015. C’est franchement regrettable. Ce secteur emploie 2 millions de personnes. Les employeurs distribuent 9 milliards de salaires et règlent plus de 3 milliards de cotisations patronales. 

Ce n’est pas un problème de riches : 30 % des bénéficiaires des emplois familiaux disposent de moins de 1.500 euros par mois. En revanche, c’est un secteur qui ne connaît pas d’effet d’aubaine. Un euro payé finit directement dans la poche du salarié. C’est un gisement de 160.000 emplois potentiels d’ici cinq ans.

La note du jour

02/20 à Anne Hidalgo. La maire de Paris veut augmenter de 277% le tarif  du stationnement résidentiel dans la capitale. Elle veut faire payer 45 euros une carte jusqu'ici gratuite, taxer le stationnement le samedi et le mois d’août (jusqu'ici épargnés) et faire travailler la nuit jusqu'à 20 heures ses agents verbaliseurs. Il ne reste plus qu’à les faire travailler le dimanche. Taxer c'est toujours plus facile que gérer.

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