1. Accueil
  2. Actu
  3. Conso
  4. Croissance en France : Bruxelles optimiste pour 2015
2 min de lecture

Croissance en France : Bruxelles optimiste pour 2015

REPLAY / ÉDITO - La Commission européenne est optimiste sur la situation économique de la France. Elle prévoit une croissance moyenne de 1,3% cette année.

Croissance en France : Bruxelles optimiste pour 2015
03:13
Croissance en France : Bruxelles optimiste pour 2015
03:15

La Commission européenne a dévoilé, jeudi 5 février, ses nouvelles prévisions économiques pour la France en 2015. C’est la bonne surprise du début de l’année : Bruxelles nous prédit une légère embellie et, dans la foulée, quelques conclusions plutôt positives. La croissance de l’activité devrait atteindre (et peut-être dépasser) 1% cette année, avant de grimper à 1,8% en 2016.
C’est une annonce qui n’est pas neutre. D'abord parce qu’en novembre dernier, les analystes de la Commission étaient beaucoup plus réservés sur les capacités économiques de l’économie française.

Ensuite parce qu’elle conforte le scénario construit par le gouvernement pour les budgets des dernières années du quinquennat.

Relance de la consommation

Ces meilleures prévisions auront nécessairement un impact sur le terrain. Une croissance un peu plus soutenue, c’est mécaniquement plus de rentrées fiscales directes, dans un contexte qui devrait permettre à notre balance commerciale d’être moins déséquilibrée.

Grâce à la baisse du prix des hydrocarbures importés et d’un service de la dette moins violent (faiblesse des taux d’intérêt), le gouvernement devrait contenir plus facilement les déficits. Pour le coup, cette courbe au moins va commencer à s’inverser.

Les consommateurs prévoient, pour la première fois depuis six ans, de retourner un peu plus dans les magasins

Christian Menanteau
À lire aussi

Il y a un deuxième bonus potentiel. Avec une machine qui tourne un peu plus vite et des déficits qui cessent de flamber, on peut espérer que la pause dans le matraquage fiscal sera tenue. Le contraire serait gravissime.

Autre donnée qui n'est pas quantifiable, mais qui est souvent décisive : si les Français perçoivent ce léger mieux, on peut s’attendre à une relance du principal moteur de notre économie, à savoir la consommation. C’est en bonne voie puisque selon les dernières enquêtes d’opinion, les consommateurs prévoient, pour la première fois depuis six ans, de retourner un peu plus dans les magasins.

C’est ce qui pourrait nous arriver de mieux. Cela gonflerait les carnets de commandes, regonflerait l’activité des entreprises et, à terme, concernerait l’emploi.

Moscovici se refait un costume à Bruxelles

Il y a quand même un bémol. Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques, vient pourtant remettre en garde la France sur ses comptes. Il a comptablement raison.

La Commission européenne réclamera, en effet le 27 février, des mesures d’économie supplémentaires. Mais prenons le pari qu’il n’y aura ni nouveau bras de fer, ni menace de sanction, mais simplement quelques recommandations.

Le problème européen n’est pas aujourd'hui à Paris. Il est à Athènes. Le président de la Commission en est parfaitement conscient.

Notre ancien ministre des Finances, qui n’a pas brillé par son audace à Bercy, tente de se refaire un costume à Bruxelles. Classique et anecdotique.

Les repères du jour

Rafale et Frégate : c'est le marché égyptien qui pourrait finalement se débloquer. Sous (grosse) réserve toutefois que le Caire trouve les premiers financements.

La note du jour

14/20 à l'armateur marseillais CMA CGM. Le numéro 3 mondial du transport de conteneurs vient d'inaugurer une université interne où l'on enseigne aux 20.000 collaborateurs en cinq langues. Une banque de données  sur la mondialisation des transports maritime y en en préparation.

RTL vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/