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Chômage : les 25-49 ans sont les plus touchés par la hausse

REPLAY / ÉDITO - En février, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a fortement augmenté, avec 38.400 nouveaux inscrits en métropole.

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Chômage : les 25-49 ans sont les plus touchés par la hausse Crédit Image : JACQUES DEMARTHON / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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François Lenglet et Loïc Farge

Le ministère de l'Emploi a annoncé jeudi 24 mars une forte rechute du chômage, avec 38.400 chômeurs de plus sur le seul mois de février. C'est l'une des plus fortes hausses jamais enregistrées par la France. Elle porte le nombre total de chômeurs à 3,591 millions pour les catégories A en France métropolitaine, et à près de 6,5 millions si l'on compte toutes les catégories et qu'on intègre l'Outre-mer. En gros, un actif Français sur quatre est inscrit à Pôle Emploi à un titre ou un autre. C'est un nombre qui a progressé de 1% sur le seul mois de février, et de 3,6% sur un an.

Le chômage des moins de 25 ans et des plus de 50 augmente, mais modérément. La catégorie qui augmente le plus, ce sont les 25-49 ans (+1,3%). C'est inquiétant parce que c'est le cœur de la population active. Ce sont les tranches d'âge en principe les plus résistantes face au chômage, celles qui ont le meilleur rapport de force. De surcroît, ce sont les générations qui soutiennent le pays, qui consomment, qui achètent des voitures, qui investissent dans leur logement pour l'acheter ou pour l'équiper. C'est la génération-clé de l'économie française.

Les chiffres de février corrigent ceux de janvier

En janvier, il y avait au contraire eu une baisse de 28.000 personnes parmi les demandeurs d'emploi. Myriam El Khomri, la ministre de l'Emploi, s'était imprudemment félicitée de l'embellie, alors qu'elle était due, probablement en grande partie, à une anomalie : la hausse anormale du nombre de radiations pour cause d'oubli de pointage. La hausse de ce mois confirme notre interprétation de l'époque : les chiffres de février corrigent ceux de janvier.

Si on élargit la focale, au-delà de ce mois qui exagère la tendance, on voit que le nombre de chômeurs augmente toujours de quelques milliers par mois. Non seulement la courbe n'est pas inversée, mais ça continue à augmenter, de façon certes plus modérée que les années précédentes. 

Les mini-jobs à la française trinquent

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Cela veut dire que la reprise n'est pas si solide que cela. Il y a un élément troublant dans les chiffres de février, qui touche les chômeurs en activité réduite (ceux qu'on appelle les catégories B et C, qui ne sont pas des chômeurs officiels). On leur donne parfois quelques heures de travail par semaine seulement. En février, leur nombre a diminué de 2%, non pas parce qu'ils ont retrouvé un emploi. Au contraire. Ils sont devenus des chômeurs officiels, parce qu'ils ont perdu leurs quelques heures de travail ce mois-ci. Ce sont eux qui subissent les premiers les variations de l'activité, à la hausse comme à la baisse.

On critique les contrats zéro heure britanniques ou les mini-jobs allemands, mais on a exactement la même chose chez nous. Ils sont près de deux millions.

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