2 min de lecture
Un train Intercités, gare de l'Est à Paris (Illustration)
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Je m'abonne à la newsletter « Économie »
La vague de chaleur qui s'apprête à toucher la France autour du solstice d'été connaît ses premières conséquences du côté de la SNCF. La compagnie ferroviaire a décidé de supprimer 71 trains Intercités qui devaient circuler entre le 18 et le 22 juin, pour "prévenir les pannes potentielles de climatisation liées aux très hautes températures" sur les lignes Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, Paris-Clermont-Ferrand et la Transversale Sud Bordeaux-Marseille.
Vingt-six départements sont placés en vigilance orange canicule à partir de ce 18 juin avec l'intensification d'une vague de chaleur qui déferle sur la France et pourrait culminer à 40°C localement ces prochains jours. Ces conditions extrêmes sont donc fréquemment synonymes d'annulations, mais aussi de retards et de galères en série pour les usagers.
Sur RTL, le journaliste Gilles Dansart, directeur du média spécialisé Mobilettre, explique que les fortes chaleurs posent plusieurs problèmes. "Un : l'infrastructure, les voies, les caténaires, l'alimentation électrique, énumère-t-il. Deux : des rames et des locomotives vieillissantes qui résistent mal à la chaleur. Et trois : le confort des usagers : on ne peut pas aujourd'hui laisser des usagers dans des rames surchauffées, dans certaines circonstances".
"Il y a 30 ou 40 ans, dans les voitures voyageurs, on pouvait ouvrir les fenêtres, rappelle Michel Quidort, président de la Fédération nationale des associations d'usagers de transport. Les voitures, maintenant, sont climatisées, donc impossibilité d'ouvrir les fenêtres : vous ne pouvez pas avoir le courant d'air avec le vent de la course. Ça devient très vite une étuve et c'est effectivement insupportable".
Ce qui pose vraiment problème, c'est le matériel, avec des locomotives qui tombent en panne parce qu'il fait trop chaud
Gilles Dansart, directeur du média spécialisé Mobilettre, sur RTL
Le réseau ferroviaire, lui, s'adapte aux différentes conditions climatiques et n'est généralement pas en cause. Sous l'effet de la chaleur ou du grand froid, "les rails se contractent et se dilatent, explique Gilles Dansart. Mais c'est maîtrisé, ça fait longtemps que c'est maîtrisé. Cela peut être marginalement un problème d'infrastructure dans les très très hautes températures, mais ce n'est pas trop le problème. Ça peut arriver, évidemment, sur une infrastructure mal entretenue, mais c'est plutôt bien géré".
"Ce qui pose vraiment problème, c'est le matériel, martèle Gilles Dansart, avec des locomotives qui tombent en panne parce qu'il fait trop chaud et qui résistent mal à des hautes températures. Le Paris-Clermont, par exemple, ce sont des locomotives qui sont très vieilles et qui n'en peuvent plus, subissent des retards, sont encore plus fragiles que d'habitude".
Le spécialiste pointe "clairement un défaut d'anticipation de la part de l'État qui finance ces rames et de la SNCF pour laquelle ces lignes-là sont secondaires. Le business, aujourd'hui, il est vraiment sur le TGV. La responsabilité est commune entre l'État et SNCF, sans doute un peu plus de l'État qui n'a pas dégagé ce qu'il fallait".
Ne laissez pas Google décider de vos sources.
Ajouter RTL comme source préférée
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte