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Ce que l'on sait de la superbactérie NDM-1

REPLAY - Originaire d'Asie, la bactérie peut provoquer la mort et conduit les autorités de tous les pays à placer les individus porteurs à l'isolement. Pour l'heure, aucun traitement efficace ne permet de l'éradiquer.

Etude de bactéries dans un laboratoire
Etude de bactéries dans un laboratoire
Ce que l'on sait de la superbactérie NDM-1
01:38
Clémence Bauduin
Journaliste

Le Français porteur de la bactérie NDM-1 est désormais placé à l'isolement au CHU de Reims, a annoncé lundi une source médicale. Après une hospitalisation à Châlons-en-Champagne en juillet, il a été admis en service de réanimation. La bactérie résiste à tous les antibiotiques, y compris aux carbapénèmes, réservés aux urgences et aux infections multi-résistantes.

La NDM-1, New Delhi metallo-beta-lactamase, est une entérobactérie, comme c'est le cas de la typhoïde ou encore de la peste. Identifiée pour la première fois en 2009, elle touche notamment des personnes ayant voyagé dans le sous-continent indien. Cette région fait l'objet de plus en plus de tourisme médical, pour des actes de chirurgie esthétique ou encore cardiaque, réalisés à bas coût. Le secteur médical indien est particulièrement critiqué pour son recours excessif aux antibiotiques, qui génère la mutation et, par conséquent, la résistance accrue des bactéries.

Une bombe à retardement

"La NDM-1 est un élément de sévérité important", reconnaît François Bricaire, infectiologue à la Pitié-Salpétrière. Identifiée pour la première fois il y a 6 ans en Inde, la bactérie est considérée par les experts comme une bombe à retardement. "Le plus souvent, on en est porteur, c'est-à-dire qu'on l'a à l'intérieur de son tube digestif, mais on n'en est pas malade", explique François Bricaire. 

Mais quand les symptômes se développent, la bactérie peut conduire à des atteintes respiratoires ou des infections graves de l'organisme, parfois mortelles. C'est ce qui est arrivé à un Bruxellois, décédé en juin après être revenu d'un voyage au Pakistan.

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"On peut arriver à juguler le problème infectieux" précise François Bricaire, grâce à l'association de différents antibiotiques, mais aucun traitement spécifique existant permet de la contrer efficacement. La bactérie fait l'objet d'une surveillance internationale : comme le patient de l'hôpital de Reims, tous les porteurs sont placés à l'isolement pour éviter que la bactérie ne se répande. 

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