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Budget 2016 : le marathon budgétaire est lancé

REPLAY / ÉDITO - Afin d'honorer la promesse présidentielle d'une baisse des dépenses publiques de 50 milliards d'ici 2017, Manuel Valls souhaite diminuer de 1% les dépenses de masse salariale des ministères et de 3% celles de fonctionnement.

Budget 2016 : le marathon budgétaire est lancé
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Budget 2016 : le marathon budgétaire est lancé
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 Si Manuel Valls veut remplir l’engagement présidentiel d’une baisse des dépenses publiques de 50 milliards d’ici 2017 le temps presse. Jusqu’à ce jour le compte n’y est pas. Il manque d’ores et déjà neuf milliards au tableau. Les pistes pour les trouver sont rares et faire les fonds de tiroir ne sera pas à la hauteur des enjeux. Le Premier ministre doit donc mettre tout le monde à contribution. Les collectivités locales et les dépenses sociales et de santé devraient subir un tour de vis supplémentaire et le train de vie d l’État et principalement de ses opérateurs, Météo France, Voie Navigable, Fonds pour le développement de l’artisanat ou Centre national du cinéma, qui se sont beaucoup développés ces dernières années. Ils vont devoir baisser leur masse salariale de 1% et de 3% leurs dépenses de fonctionnement.

Un budget de rigueur pour 2016 ?

Ce serait abuser de cette appellation : la France n’a jamais mis en œuvre ce que les économistes décrivent comme une politique de rigueur et moins encore d’austérité. Un pays où la dirigeante d’un établissement public peut en moins de 10 mois, dépenser 41.000 € en taxi en plus de jouir d’une voiture avec chauffeur, démontre que l’État et ses opérateurs ne sont financièrement pas dos au mur. Les seules véritables victimes des conséquences de la crise et des gestions hasardeuses sont les 3,5 millions de sans-emplois enregistrés en mars. C’est d’ailleurs pour cela que dans la répartition des efforts qui se dessinent, on note que les ministères des Affaires sociales et de l’Emploi sont au côté des intouchables de l’Éducation Nationale, de la Justice et de l’Intérieur, épargnés par le rabot de Bercy. Ce qui signifie globalement que compte tenu des marges potentielles de productivité et d’économie de fonctionnement qui existent partout, le gouvernement devrait en cette année pré-électorale simplement effleurer les vis.

Un réduction du déficit en vue ?

Michel Sapin a mis la barre très haute : boucler le quinquennat avec 2,7 % de déficit public. C’est impératif pour éviter les foudres de Bruxelles. C’est plus encore vital pour la santé de notre économie : l’État absorbe déjà 57 % de la richesse produite par le pays. Inimaginable d’aller plus loin : l’asphyxie actuelle serait définitivement mortelle. Est-ce possible sans véritable réforme ? Difficile à croire, à l'exemple des 45 milliards de dépenses annuelles en faveur du Logement dont l'Inspection Générale des Finances vient de révéler qu'elle n'arrivait à cerner l'efficacité.

Le repère du jour

Le français Capgemini, spécialiste des services informatiques investi 4 milliards de dollars aux États-Unis. 

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