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"Ça devrait arriver dans les mois à venir": Grégory Caret, de Que Choisir Ensemble, prévoit sur RTL une hausse des prix durable

L’inflation repart à la hausse en France et de nouvelles augmentations de prix sont redoutées dans les prochains mois. Sur RTL, Grégory Caret, directeur de l’observatoire de la consommation de Que Choisir Ensemble, détaille les secteurs les plus exposés et les pistes envisagées pour préserver le pouvoir d’achat des Français.

Le pouvoir d'achat est la principale préoccupation des Français avec l'inflation

Crédit : SIPA

Stéphane Carpentier - édité par Athénaïs Cornette de Saint Cyr

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C'est l'une des préoccupations majeures en période de guerre et de crise économique. L'inflation est repartie à la hausse en avril, dépassant les 2%. Une situation qui ne devrait pas s'améliorer à court terme, notamment en raison de l'augmentation continue des coûts des emballages et du transport. Alors comment redonner du pouvoir d'achat aux Français ? C'est la question urgente à laquelle Stéphane Carpentier a tenté de répondre en recevant au micro de RTL Grégory Caret, directeur de l'observatoire de la consommation de Que Choisir Ensemble, anciennement UFC-Que Choisir

Les prix vont-ils forcément augmenter en magasins ? "C'est malheureusement inéluctable, assure-t-il. Cela ne se produira pas dès demain, mais ça devrait arriver dans les mois à venir. On risque de se retrouver dans la même situation qu'en 2022, sans toutefois atteindre la même ampleur. À l'époque, les prix avaient augmenté de 20 à 25% en 18 mois. Là, cette hausse devrait être plus modérée. Le problème, c'est que l'on part déjà d'un niveau de prix élevé".

"Si l'on se réfère à 2022, ajoute-t-il, tous les rayons avaient été touchés, mais pas de la même ampleur ni dans les mêmes délais. Les premiers rayons concernés étaient les produits à rotation rapide et ceux fortement dépendants des coûts de l'énergie, comme les produits laitiers. Aujourd'hui, les professionnels du secteur nous préparent à de nouvelles hausses. Pour l'instant, ce sont surtout les industriels - Lactalis, Danone, etc. Il y a également la grande distribution, qui va essayer de temporiser, parce qu'elle ne souhaite pas que les gens désertent ses rayons."

Face à la flambée des prix à la pompe, le spécialiste estime qu'une "intervention de l'État pourrait se justifier": "Beaucoup de Français ont freiné l'usage de l'automobile, ce qui engendre un recul de la consommation, donc de la croissance et des recettes de l'État. Donc l'État n'est pas gagnant". 

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