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Vol EgyptAir Paris-Le Caire : chaque catastrophe accentue le stress des pilotes

REPLAY - L'attaque terroriste est un facteur de stress que pilotes et personnels navigants n'avaient pas forcément intégré en entrant dans le métier.

Revue de Presse - La Revue de Presse Amandine Bégot iTunes RSS
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REVUE DE PRESSE 20/05/2016 Crédit Image : Romain Boé | Crédit Média : Marie Guerrier | Durée : | Date : La page de l'émission
Marie Guerrier
Marie Guerrier et Adeline François

C'est un paramètre qui complique la tâche des pilotes et des personnels navigants après chaque catastrophe aérienne. C'est aussi l'un des plus grands tabous dans les cockpits : le stress et la peur engendrée par un crash chez ceux dont le métier est de voler. À chaque catastrophe aérienne, le personnel d'Air France se souvient que le risque zéro n'existe pas, écrit Libération vendredi 20 mai. Mais l'attaque terroriste est un facteur de stress que la plupart des pilotes et des personnels navigants commerciaux n'avaient pas forcément intégré en entrant dans le métier. "Bien sûr qu'on y pense", lâche un pilote sans jamais prononcer le mot "peur". "Je ne suis pas militaire, je ne pensais pas pouvoir risquer de mourir en choisissant ce métier", dit une hôtesse. "Il y a un certain nombre de risques que j'accepte de prendre comme la faille technique. Mais la menace terroriste ça touche à mes limites."

Cette peur nouvelle se traduit en chiffres : 209 hôtesses et stewards ont exercé leur droit de retrait, refusant d'embarquer sur des vols desservant Beyrouth (Liban), Dakar (Sénégal), Bamako (Mali) ou Tunis (Tunisie). Un droit de retrait toléré par Air France, mais encore considéré comme une absence non justifiée. Une journée de salaire est donc retirée, ce qui n'est pas le cas par exemple à la Lufthansa, qui reconnait qu'il y a des destinations à risque qui justifient un droit de retrait payé. La question sera sans doute encore posée dans les jours qui viennent.

Vivre avec le risque

Il y a bien sûr les questions sur les circonstances, la sécurité dans les aéroport ou encore la sûreté de la compagnie EgyptAir. Mais pas seulement. Il y a aussi cette interrogation formulée par Didier Rose dans Les dernières nouvelles d'Alsace : "Combien d'avions abîmés sans traces, combien de Rio-Paris ou de MH370 faudra-t-il pour que la localisation aéronautique sorte de la préhistoire ? N'importe quelle voiture, le plus modeste smartphone et même les montres de cyclotouristes offrent des systèmes GPS. Mais un avion de cent millions d'euros pouvant transporter des centaines de passagers ne livre pas ses données de navigation en temps réel. Constater qu'un avion s'est volatilisé n'est plus acceptable sur cette planète dont on sait par ailleurs observer chaque centimètre."

"La révolte et l'émotion que suscite ce drame vont appeler des réponses concrètes sur la sécurité aérienne afin que la peur ne s'installe pas durablement dans les esprits", écrit Donat Vidal Revel dans Le Parisien quand dans La Croix, Guillaume Goubert semble plus fataliste : "Il nous faut vivre désormais avec le risque."
Vivre avec le risque, pour certains c'est un métier....

Le risque comme métier

Pour certains, comme les policiers, vivre avec le risque est un métier. Ce matin, on a retrouvé l'agent devenu le héros de la toile depuis mercredi. Il s'agit du policier sorti de la voiture incendiée à Paris, et qui évite les coups avant de tourner les talons avec un sang froid qui laisse sans voix. Sur les réseaux sociaux, la vidéo a circulé avec le mot dièse "kung fu fighting". C'est le site de la chaîne martiniquaise La Première qui nous apprend que l'homme, originaire du Carbet, en Martinique, s'appelle Kevin. Adjoint de sécurité et membre de la brigade du périphérique, il a été blessé dans l'attaque et a reçu un arrêt de travail de 10 jours. L'association GPX outremer, qui défend les policiers ultramarins en métropole, demande qu'il soit nommé gardien de la paix. Kevin avait en effet échoué au concours il y a quelques semaines.

Jean-Vincent Placé vient quant à lui d'être admis dans l'Armée. Ex-dirigeant d'Europe Écologie-Les Verts, le secrétaire d'État chargé de la réforme de l'État va devenir colonel dans les forces spéciales, d'après une information du journal L'opinion. L'écologiste va être colonel de réserve au 13e régiment des dragons parachutistes, une des unités les plus prestigieuses de l'Armée française. Il en a fait la demande dans le cadre de la réserve citoyenne.

Le risque de la critique

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Vincent Bolloré est dans le collimateur des syndicats, d'après le site Les jours. Les syndicats de Canal+, habituellement très calmes, enclenchent une procédure de droit d'alerte contre le président du Conseil de surveillance de Vivendi, maison mère de la chaîne. Le droit d'alerte permet aux salariés de signaler une situation de travail qui présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. La direction doit désormais organiser un Comité d’entreprise extraordinaire pour répondre à ces questions, qui vont de l'hémorragie des abonnés à l'avenir d'iTelé en passant par les chiffres du contrat de Cyril Hanouna.

Le jeune réalisateur canadien Xavier Dolan ne pensait sans doute pas  être autant exposé à la critique, avec son nouveau film Juste la fin du monde, présentée hier à Cannes. La presse est divisée. On a l'impression que tout le monde n'a pas vu le même film. Les Inrocks crient au sublime et Télérama parle d'une intensité magnifique. Xavier Dolan nous "saoule et n'arrête pas de chercher à nous empapaouter avec son cinéma botox", assène Pierre Vavasseur dans Le Parisien. Libération parle d'un film "qui épuise par la vanité de sa démonstration de force permanente. C'est juste la fin du monde et c'est juste pas possible", écrit Didier Péron.

Le risque de l'extinction

Puisqu'on est vendredi, pourquoi ne pas revoir Le monde de Nemo, histoire de se rafraîchir la mémoire avant la sortie dans un mois de la suite : Le monde de Dory. Dory, c'était le poisson bleu de Nemo. Les scientifiques craignent que, comme lors de la sortie du Monde de Nemo, que les fans s'achètent un poisson comme dans le film. Avec Nemo le poisson clown, ça n'avait pas été un souci car l'espèce se reproduit très bien en captivité. Mais ce n'est pas le cas du poisson-chirurgien bleu. Il faut sauver Dory, titre Courrier international, qui nous apprend que des scientifiques d’Hawaï, de Floride et de Taiwan tentent de cultiver ce poisson, et ainsi éviter la pêche sauvage dans les récifs coralliens à laquelle il est promis après la sortie du film. Depuis des années toutes les tentatives de reproduction du poisson-chirurgien hors de son habitat naturel ont échoué.

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