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Vincent Lambert : le CHU de Reims va engager une nouvelle procédure d'arrêt des traitements

L'équipe médicale suit l'avis de la justice européenne et l'avis du Conseil d'Etat, qui estimait que la continuation des soins constituait une "obstination déraisonnable".

L'hôpital de Reims où est soigné Vincent Lambert.
L'hôpital de Reims où est soigné Vincent Lambert.
Crédit : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
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La rédaction numérique de RTL

Une étape de plus dans le processus de fin de vie de Vincent Lambert est franchie. Dans une lettre adressée à la famille de Vincent Lambert dont les membres se déchirent sur son sort, l'équipe médicale indique son intention "d'engager une nouvelle procédure en vue d'une décision d'arrêt des soins", conformément à la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme qui a validé le 5 juin l'arrêt de son alimentation et de son hydratation artificielles.

La justice européenne avait alors validé la décision du Conseil d'Etat qui avait considéré que la continuation des soins du patient en état végétatif irréversible, selon les experts, constituait une obstination déraisonnable. Les parents de Vincent, catholiques traditionalistes farouchement opposés à l'application de cette décision médicale prise en accord avec son épouse et une grande partie de ses frères et soeurs ainsi qu'un neveu, avaient demandé en vain la révision de l'arrêt de la CEDH.

Encore un recours à envisager

Le CHU de Reims va tenter à l'occasion d'un "conseil de famille" organisé le 15 juillet prochain de recueillir l'avis de chacun sur cette nouvelle procédure", "tout en tenant compte des constatations du Conseil d'Etat et de la Cour européenne", précise l'équipe médicale dans son courrier. "Si les parents ne sont pas entendus et si nous estimons que cette nouvelle procédure collégiale ne correspond pas aux droits fondamentaux de Vincent, nous saisirons le tribunal administratif", a expliqué Jean Paillot l'avocat des parents du patient de 38 ans, ancien infirmier psychiatrique victime d'un accident de la route en 2008.

Fin juin, un collectif de camarades de promotion de son école d'infirmier à Laon avait remis au CHU 13 témoignages d'ex-collègues relatant des conversations tenues lors de stages sur la fin de vie, les soins palliatifs ou le grand handicap, dans lesquelles il affirmait clairement ne pas vouloir être maintenu en vie dans une telle situation.

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