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Vélib' : dans l'impasse, Smovengo retire tous les vélos électriques

Face à la crise, l'opérateur des Vélib' a annoncé qu'il allait retirer provisoirement ses vélos en libre service dans la capitale, l'une des mesures de son "plan d'urgence".

Le nouveau Vélib de Smoovengo (illustration)
Le nouveau Vélib de Smoovengo (illustration)
Crédit : GUILLAUME SOUVANT / AFP
Lucie Valais & AFP

Comment le prestataire Smovengo peut-il sortir de la crise ? Après quatre mois de ratés, de retards et autres bugs, le nouvel opérateur des vélos en libre service parisien s'est vu poser un ultimatum par la mairie de Paris, qui lui somme de remettre, avant la fin de la semaine, un plan de sortie de crise. Ainsi, Smovengo a présenté, ce jeudi 3 mai, différentes mesures d'urgence.

Parmi elles, le retrait temporaire des vélos électriques dans la capitale. "La situation est mauvaise, n'est pas acceptable", a reconnu Jorge Azevedo, directeur général de Smovengo, invoquant à la fois "un planning très serré" pour un "projet ambitieux", des problèmes techniques et le mouvement de grève qui touche l'opérateur depuis la mi-avril pour justifier les retards successifs. 

Ces vélos, principal changement par rapport à la flotte du précédent opérateur JCDecaux, seront progressivement réintroduits selon Smovengo, à partir du moment où "l'ensemble des stations mises en service" seront "totalement électrifiées". Autre mesure prise par l'opérateur, le retrait de "vélos bloqués" dans la capitale. Ils sont "environ 3.000" selon Jorge Azevedo, qui a cependant précisé qu'il s'agissait encore d'une estimation et qu'il pouvait y en avoir plus. "2.000" d'entre eux auraient été déjà remplacés.

Autre promesse de l'opérateur, "le remplacement de 400 stations sous batterie", dispositifs destinés à palier les difficultés d'électrification des bornes, mais qui sont eux-mêmes peu fiables. Car l'un des problèmes rencontrés par Smovengo était de relier le parc actuel au réseau électrique de la ville. Un problème d'électrification des bornes qui débouche sur l'annonce du retrait des vélos électriques.

L'ultimatum de la mairie de Paris

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Après ces mois de couacs, la mairie de Paris a posé un ultimatum à Smovengo, sommant l'opérateur à trouver une solution rapide. La Ville et sa maire PS Anne Hidalgo, au côté du président LR de la Métropole du Grand Paris (MGP) Patrick Ollier, avaient convoqué mercredi 2 mai Smovengo à l'Hôtel de Ville pour dénoncer une "série de déconvenues inacceptables" et leur dire qu'ils étaient "profondément insatisfaits du résultat actuel". 

L'opérateur a pris la succession du groupe JCDecaux, au volant des Vélib' de la capitale depuis dix ans. Le consortium a pris fin au 1er janvier et depuis, le dispositif de vélos en libre service, qui doit être déployé également dans 68 communes de la métropole, souffre d'un lourd retard de mise en place des stations, auquel s'ajoute depuis le 17 avril une grève de 85% de ses 115 salariés, selon la CGT. 

Le nombre de stations opérationnelles est très éloigné de l'objectif initial de 700 stations au 1er janvier et de 1.400 fin mars à Paris et dans les 60 communes adhérentes, selon les chiffres du Syndicat Autolib' Velib' Metropole gestionnaire. Fin avril, 190.000 abonnés sur les 290.000 que comptait l'ancien Vélib' gris avaient renouvelé leur abonnement, auxquels s'ajoutent 30.000 nouveaux abonnés, selon le syndicat mixte. 

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