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Vague de chaleur : peut-on retirer ses enfants de l'école ? Le ministre de l'Éducation nationale exclut toute "fermeture" généralisée à ce stade

Malgré une vigilance orange canicule dans huit départements, le ministère n'envisage pas de "fermeture" généralisée des écoles ni de report des examens. Sauf décision locale exceptionnelle, les parents ne peuvent pas garder leurs enfants à la maison au seul motif de la chaleur.

Une école vide (image d'illustration).

Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Jérémy Descours & AFP

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Avec huit départements placés en vigilance orange canicule ce mardi 26 mai et des températures records un peu partout en France, une question se pose dans de nombreuses familles : les parents peuvent-ils garder leurs enfants à la maison à cause de la chaleur ? Pour l'heure, le ministère de l'Éducation nationale ne prévoit "ni fermeture généralisée des écoles" ni report des examens.

"Pour l'instant, ce n'est pas prévu" de fermer temporairement certaines écoles mal adaptées aux fortes températures, a indiqué Édouard Geffray, mardi, sur France Info. Même position concernant les épreuves du baccalauréat professionnel prévues cette semaine, ainsi que celles du bac général en juin : "Pas de report à l'ordre du jour".

Le ministre rappelle toutefois que des fermetures ponctuelles peuvent être décidées localement. "Quand la situation devient trop chaude, la collectivité locale, le préfet et l'Éducation nationale peuvent décider de fermer une école. On sait le faire si c'est nécessaire", a-t-il assuré.

"L'école a l'habitude d'accueillir des enfants par fortes chaleurs"

En attendant, des consignes ont été transmises aux directeurs d'école et chefs d'établissement : aération régulière des salles, hydratation fréquente des élèves, limitation des activités physiques pendant les heures les plus chaudes. "L'école a malheureusement l'habitude d'accueillir des enfants par fortes chaleurs, ça fait plusieurs années qu'on a des vagues de chaleur importantes. Celle-ci est très précoce, c'est sa nouveauté", a également souligné le ministre.

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Mais du côté des parents, une autre interrogation se pose : peuvent-ils décider eux-mêmes de ne pas envoyer leur enfant à l'école ? En dehors d'une vigilance rouge canicule ou d'une décision officielle de fermeture prise par le préfet ou le maire, la réponse est non. Les fortes chaleurs ne figurent pas parmi les motifs légitimes d'absence prévus par le Code de l'éducation.

Une amende de 750 euros

Les enfants âgés de 3 à 16 ans restent en effet soumis à l'obligation scolaire et leurs parents doivent justifier toute absence. En cas d'absences répétées et non justifiées, les familles peuvent même s'exposer à une amende pouvant atteindre 750 euros pour manquement à l'obligation d'assiduité scolaire.

Côté enseignants, le principe reste le même : aucun seuil de température n'interdit automatiquement le travail. Autrement dit, même en période de fortes chaleurs, les professeurs sont en principe tenus d'assurer leur présence dans l'établissement. 

Il existe néanmoins un droit de retrait, mobilisable si un enseignant estime de manière raisonnable que ses conditions de travail font peser un danger grave et imminent sur sa santé ou sa sécurité. Dans ce cas, il doit en informer immédiatement sa hiérarchie avant de cesser son activité.

Des travaux engagés dans certaines écoles

Dans certaines écoles, notamment les bâtiments anciens peu isolés ou les cours de récréation fortement minéralisées, les conditions deviennent pourtant rapidement éprouvantes pour les élèves comme pour les enseignants. Les syndicats estiment d'ailleurs que 20 à 30% des établissements scolaires ne sont "absolument pas adaptés" aux fortes chaleurs

Le gouvernement rappelle qu'un vaste plan de rénovation énergétique des établissements scolaires a été lancé il y a trois ans, doté de deux milliards d'euros. Selon le ministère, 6.200 sites scolaires sont actuellement en travaux sur les 60.000 établissements que compte le pays. Ces travaux "sont longs", a reconnu le ministre Édouard Geffray : entre le moment du financement et la livraison du bâtiment, "il peut s'écouler deux ou trois ans"

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