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Une campagne contre le sexisme ordinaire

REPLAY - Une campagne est lancée par le ministère des Droits des femmes pour lutter contre des pratiques alimentant un sexisme quotidien à l'encontre des femmes.

Adeline François
Adeline François
Crédit : Maxime Villalonga
La Revue de Presse du 08 septembre 2016
00:05:51
Adeline François & La rédaction numérique de RTL

"Tu as mis ta petite jupe ce matin ? C'est parce que tu as un truc à demander au boss ?". Je rassure Christopher Baldelli, le président de RTL, je n'ai rien à lui demander, et j'ai des camarades suffisamment intelligents pour ne pas poser cette question. Ce n'est pas le cas de Clara, commerciale de son métier, qui explique ce matin que cette question qu'un collègue lui a posée, elle ne veut plus l'entendre. Cela tombe bien : "machos, harceleurs, vos jours sont comptés" titre Le Parisien-Aujourd'hui en France qui fait sa une sur cette campagne contre le sexisme ordinaire lancée aujourd'hui par le ministère des Droits des femmes.

Ainsi vont les choses dans une société conçue par et pour les hommes. Parmi les personnalités qui parrainent cette campagne, l'actrice Julie Gayet. Le site Les nouvelles news revient ce matin sur le façon dont le magazine Vanity Fair a annoncé cette info : "Promotion canapé : Julie Gayet décroche un poste au gouvernement". "Quelle meilleure illustration de la nécessité d’une telle campagne que cette accroche qui claque" s'indigne Les nouvelles news. Pour faire changer les mentalités, parvenir à un idéal, même dans les magazines les plus en vogue, Il faudra sans doute un peu plus qu'un badge et de beaux discours.

Hollande en représentation ?

Se représentera-t-il ? La presse évoque largement ce matin le discours de François Hollande devant la fondation Jean Jaurès. Sébastien Lacroix, dans L'Union, résume l'enjeu : le président doit, en l'espace de quelques heures, montrer non seulement qu'il est encore à la barre, que le départ de quelques ministres ne lui fait ni chaud, ni froid, qu'il a encore des projets et qu'il peut susciter un minimum d'enthousiasme dans l'électorat. Le tout en parlant de démocratie et de terrorisme. Autant dire, mission impossible.

"Hollande au pied du mur" titre Le Figaro: "rarement discours aura revêtu une telle importance au cours du quinquennat, écrit Solenn de Royer. Dans Le Monde, David Revault d'Allonnes parle même d'un "discours pour survivre au naufrage".  Mais que dire ? Et pour quel impact politique ? C'est le paradoxe de ce président plongé dans un tel état de faiblesse que ses amis lui enjoignent d'adresser une preuve de vie.

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"Un signe, un petit caillou, une carte postale...la gauche gouvernementale rivalise d'imagination ces jours-ci pour inciter François Hollande a faire un pas vers la candidature" note Nicolas Beytout dans L'Opinion. Et c'est bien le problème: Hollande a deux adversaires, son bilan et ses amis. Jamais, dans l'histoire de la Ve République, un président en exercice n'a compté à l'issue d'un premier mandat autant d'opposants venus de son propre camp. C'est sur le plan politique qu'est son principal échec : n'avoir pas su garder sa famille unie, alignée derrière.

Une campagne "made in France"

C'est la une du Figaro: le "made in France" s'invite dans la présidentielle. Cela vous a sans doute échappé, mais tous les candidats s'emparent du thème de la relance de la production française, considérée comme une solution a la crise industrielle et plébiscitée par les Français. Alors il faut lire le grand dossier que Marianne consacre cette semaine aux revenants du "made in France". Parce qu'il n'y a pas que les Chinois et les Qataris qui rachètent nos usines. Quelques frenchies bien inspirés ont décidé de refaire passer des marques mythiques sous pavillon tricolore.

C'est le point commun entre Carambar, les enceintes Cabasse, les biberons Dodie, l'eau minérale bretonne Plancoët , les sacs Gérard Darel et les fruits St Mamet...des marques si franchouillardes qu'on ignorait pour beaucoup qu'elles avaient passé la frontière. Et bien elles viennent de repasser sous pavillon français. Exemple avec les biberons Dodie, rachetés par un français au géant américain Johnson & Johnson il y a trois ans. Les trois millions de tétines de silicone sont moulées au Puy-en-Velay, les biberons sont ensuite assemblés par une équipe de 90 travailleurs handicapés pour un Smic subventionné dont l'employeur n'assume qu'un quart du montant. Les travailleurs protégés ont été les premières victimes des délocalisations massives mais à l'usage, quand un conteneur est bloqué en douane ou qu'il faut négocier avec un Chinois pour modifier une commande, on s'aperçoit que c'est bien plus pratique de travailler dans un périmètre restreint, explique un directeur de chez Dodie qui vante le "made in France". Le patron, lui, a carrément fait cet été des biberons bleu-blanc-rouge pour l'Euro de football. Avant, on aurait jamais osé afficher le drapeau tricolore, on écrivait juste "fabrication française" en tout petit...

Des quotas régionaux à la radio

Le journal Les Échos revient ce matin sur le projet de loi relatif à l'égalité et à la citoyenneté adopté en juillet dernier. Et il y a notamment l'article 45 que l'on doit au député de Guadeloupe Victorin Lurel, qui stipule que "les oeuvres musicales interprétées dans une langue régionale en usage en France doivent constituer au minimum 4 % des chansons françaises diffusés dans les médias. Même si la cause est noble, voilà de quoi donner des cauchemars aux patrons de radios et de chaînes de télé, écrit le journal. D'abord parce que les chansons en Corse ou en Créole ne sont pas dans leur ligne éditoriale, mais aussi et surtout parce qu'il n'y a pas assez de morceaux pour se conformer à cette obligation. Le texte peut encore être retoqué début octobre par le Sénat. On touche peut-être là à tout le problème de la représentativité, que ce soit la parité ou la programmation. Peut-être qu'on pourrait dire que ce qui compte, ce n'est pas le sexe mais le talent de la personne, et que ce qui compte ce n'est pas la langue mais juste que la musique soit bonne.

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