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Rome : un passant trouve la jambe coupée d'un braqueur récidiviste

La police romaine a résolu le mystère d'une jambe coupée, retrouvée par un passant mardi : elle appartenait à un ultra de la Lazio, drogué, braqueur récidiviste et violent.

La police italienne à Rome en janvier 2014 (illustration).
La police italienne à Rome en janvier 2014 (illustration).
Crédit : FILIPPO MONTEFORTE / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Ce fut une découverte incongrue et macabre, mardi à Rome : un passant trouve une jambe coupée, tatouée du message "Aujourd'hui est un beau jour pour mourir". Après quelques jours d'enquête, la police de la ville éternelle ont identifié son propriétaire : un braqueur de pharmacies, drogué et ultra de la Lazio.

Le quotidien Il Messagero a consacré, samedi 15 août, une page entière au parcours de Gabriele del Ponte, 36 ans. Braquages, trafic de drogue et prison émaillent la vie de ce passionné de football aux tendances violentes.

Selon le journal, il s'était marié en mai avec une Italo-Tunisienne de 24 ans. Mais après un mois de vie commune, la jeune femme s'était enfuie car il la battait, raconte son père, un patron de bar. "Un type aussi méchant, j'en avais jamais vu avant", confie ce dernier.

Premier braquage à 18 ans

Ce mariage devait pourtant être le départ d'une nouvelle vie pour le trentenaire au parcours chaotique. Après avoir grandi dans un quartier défavorisé de la capitale italienne, théâtre de luttes entre trafiquants de drogue, il commettait son premier braquage à 18 ans.

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Suivaient de nombreux passages en prison, après de nouveaux vols à main armée, une vie qu'il affichait fièrement sur son profil Facebook. "Bonjour à tous ceux qui sont détenus", "Mieux vaut être en cellule, au silence, qu'être sans honneur", écrivait-il, ou encore : "Je jure que je vais en prison heureux".

Après s'être fait tirer dessus, il avait été opéré à la hanche mais boitait depuis, un léger handicap qui permettait aux policiers de le reconnaître quand il agissait, masqué et muni d'une hache, lors de ses braquages, de pharmacies notamment.

La jambe identifiée par la famille

Selon l'un d'eux, familier de son parcours criminel, Gabriele del Ponte, qui avait un pistolet tatoué à la taille, "s'était recyclé dans la drogue après avoir donné dans le braquage".

Depuis deux ans, il essayait pourtant de se désintoxiquer et ses fiançailles, en février, avaient été annoncées avec joie sur son profil Facebook. Ce sont les membres de sa famille, inquiets depuis sa disparition fin juillet, qui ont reconnu à la morgue sa jambe et ses tatouages.

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