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"Un grand rassemblement citoyen" : visé par une campagne de haine depuis son élection, le maire de Saint-Denis appelle à une manifestation contre le racisme

Le nouveau maire Insoumis de la ville a appelé à un rassemblement ce samedi à 14 heures devant la mairie de la ville de Saint Saint-Denis. Plusieurs personnalités de La France Insoumise seront présents.

Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, serre la main à ses partisans après la première séance du nouveau conseil municipal à Saint-Denis, le 21 mars 2026.

Crédit : Ludovic MARIN / AFP

AFP - édité par Marine Langlois

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Un rassemblement contre le racisme doit avoir lieu samedi 4 avril devant la mairie de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, à l'appel de Bally Bagayoko, le nouveau maire Insoumis de la ville qui subit depuis son élection une campagne de haine. 

Ce "grand rassemblement citoyen", auquel de nombreuses personnalités politiques de gauche (les Insoumis Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot, Sophia Chikirou et Eric Coquerel, entre autres), des syndicats et des associations ont répondu favorablement, se tiendra à 14 heures sur le parvis de la mairie de la deuxième plus grande ville d'Ile-de-France après Paris. Bally Bagayoko, d'origine malienne, avait lancé cet appel dimanche soir sur son compte Instagram, après plusieurs propos polémiques le visant tenus sur CNews.

Vendredi et samedi, sur la chaîne, des liens ont été faits entre M. Bagayoko et "la famille des grands singes", et une attitude de "mâle dominant" lui a été reprochée. CNews a dit contester "formellement que de quelconques propos racistes aient été tenus" sur son antenne et la direction a estimé auprès de l'AFP que des propos avaient été "délibérément déformés sur les réseaux sociaux, alimentant une polémique infondée".

Une enquête ouverte

Jeudi, le parquet de Paris a indiqué avoir ouvert une enquête pour "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion", au lendemain du dépôt de plainte de l'élu, qui a également appelé lors d'un entretien à l'AFP à fermer la chaîne. Le préfet s'est constitué partie civile comme l'avait demandé le Premier ministre Sébastien Lecornu.

À écouter aussi

Alors que le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait qualifié les propos tenus "d'ignobles" et "absolument inacceptables", Bally Bagayoko a jugé ces soutiens gouvernementaux "toujours appréciables", bien qu'arrivés "relativement tard". Les premiers pas de Bally Bagayoko, élu dès le premier tour face au maire socialiste sortant Mathieu Hanotin et à l'issue d'une campagne extrêmement tendue, ont été particulièrement scrutés et critiqués.

Après un premier conseil municipal houleux, lors duquel l'ancien maire et ses colistiers ont été copieusement hués et sifflés, plusieurs responsables politiques se sont indignés de l'atmosphère observée, selon eux, dans plusieurs villes remportées par des candidats LFI ou divers gauche. Le gouvernement avait également pointé du doigt Bally Bagayoko pour avoir déclaré à CNews que "les fonctionnaires sont avant tout des gens qui répondent en fait à une commande politique".

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