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Un ex-salarié de Sephora demande réparation pour travail de nuit illicite

Un ancien salarié de Sephora demande devant le conseil de prud'hommes de Paris 10.000 euros de dommages et intérêts pour travail de nuit illicite.

Le magasin Sephora des Champs-Elysées, le 9 octobre 2013. (Archives)
Le magasin Sephora des Champs-Elysées, le 9 octobre 2013. (Archives)
Crédit : AFP / LIONEL BONAVENTURE
La rédaction numérique de RTL & AFP

Un ancien salarié de Sephora, qui conteste son licenciement pour faute grave, a aussi demandé ce mardi devant le conseil de prud'hommes de Paris 10.000 euros de dommages et intérêts pour travail de nuit illicite, avec le soutien des syndicats CGT, FO, SUD et Unsa.
Le plaignant a travaillé de janvier 2011 jusqu'à son licenciement en septembre 2012 au magasin Sephora des Champs-Élysées, qui, à cette époque, était ouvert 7 jours sur 7 jusqu'à minuit, voire 1 heure du matin le week-end. Il travaillait lui-même "au moins deux fois par semaine après 21 heures", a expliqué à l'audience Laurent Degousée (SUD), qui représentait le salarié.

Le magasin des Champs-Elysées déjà épinglé

Depuis, la cour d'appel de Paris, en septembre 2013, puis la Cour de cassation, en septembre 2014, ont toutes deux interdit le travail de nuit dans ce magasin, estimant que le recours au travail nocturne n'était pas "inhérent à l'activité" du parfumeur. Sephora avait dû fermer à 21 heures son magasin amiral sous peine d'une astreinte de 80.000 euros par infraction et par salarié après la décision en appel.
Le parfumeur avait alors "spontanément indemnisé un certain nombre de ses salariés à hauteur de 10.000 euros", a indiqué M. Degousée, pour qui le plaignant est dès lors fondé à revendiquer le même niveau d'indemnisation "pour non-respect de la législation relative au travail de nuit".
"C'est un des rares salariés à dénoncer" le travail nocturne, a fait observer Me Gautier Le Sueur, intervenant pour les syndicats CGT, FO, SUD et Unsa du commerce. Sans en faire un "martyr du travail de nuit", il convient de reconnaître que Sephora "a violé les règles impératives" à cet égard, a-t-il ajouté.
Le jugement a été mis en délibéré au 27 mai.

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