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Un clip de guerre pour soutenir l'intervention russe en Syrie

REPLAY - Une vidéo montrant le quartier Jobar de Damas fait fureur sur les réseaux sociaux, il s'agit un clip de communication pour soutenir l'intervention de l'armée russe en Syrie.

Adeline François
Adeline François
Crédit : Maxime Villalonga
Un clip de guerre pour soutenir l'intervention russe en Syrie
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Adeline François

Ce sont des images tournées dans le quartier Jobar de Damas. Des images de cette guerre quasi sans image... Des vues aériennes d'une grande qualité technique, qui montrent le niveau de destruction dantesque de ce quartier de la capitale syrienne après plus de deux ans de pilonnage par le régime syrien. 

Des images de ruines, mais surtout des images de propagande, tournées par des journalistes russes "embedded" comme on dit, embarqués avec leur armée. Cette vidéo a été diffusée il y a quelques jours sur le site de Russia works, société russe spécialisée dans le tournage à l'aide de drones.

Là n'est pas le plus surprenant. Les images sont rythmées par une musique, celle d'un groupe américain qui avait remixé des sons de la mission Apollo 8. La guerre comme un clip... La vidéo a fait près de 2 millions de vue sur YouTube, rapporte Le Monde, qui a mis ces images en ligne ce matin sur son site internet. Des images qui participent de l'effort de communication destiné à convaincre la population russe du bien-fondé de l'intervention en Syrie. Avant l'intervention, 14 % des Russes y étaient favorables, ils sont désormais 72 %. 

La guerre dans les livres

Comment dit-on "combat" en allemand ? Sans être germanophone, on le sait quasiment tous : "Kampf"... Mein Kampf, mon combat, devient aujourd'hui un débat. Alors que les droits du Journal d'Anne Franck tombent dans le domaine public en janvier prochain, c'est aussi le cas de l'ouvrage écrit par Adolf Hitler en 1924 - quelle ironie de l'Histoire.

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En France, les éditions Fayard préparent une réédition commentée de Mein KampfLibération se pose la question en une ce matin : "Le publier ou pas ?" Le débat fait rage entre historiens et politiciens. Jean-Luc Mélenchon, dont les livres sont aussi édités chez Fayard, a fait part de son horreur. L'historien du nazisme Christian Ingrao lui répond dans Libé : "Il est nécessaire de republier ce livre pour pallier la pathologisation du dictateur et la surestimation de sa lourde prose". C'est aussi l'avis de Laurent Joffrin, pour qui Mein Kampf, pensum de 700 pages, est d'abord un document historique, qui n'est condamnable par les tribunaux que s'il redevient un instrument de propagande

Le Figaro se penche aussi sur le débat ce matin, mais vu d'Allemagne. Là-bas, le livre est interdit à la vente, mais une édition commentée est également en préparation. Sauf que le gouvernement de Bavière s'y oppose et sa voix compte : la Bavière détient en effet les droits de Mein Kampf depuis la fin de la guerre, c'est elle qui a veillé à l'interdiction totale de l'ouvrage et qui compte bien se battre jusqu'au bout pour empêcher cette réédition. 

Ce combat consterne la plupart des historiens allemands, cela n'a pas de sens, explique l'un d'eux au Figaro, sauf à dire que l'Allemagne a encore du mal a regarder son passé en face. "Il ne faut pas tabou-iser le livre, ne pas le laisser dans l'armoire à poison. Ce livre est une relique du IIIe Reich, comme les bunkers sur les côtes. On ne peut pas l'ignorer." En 1936, Mein Kampf était le cadeau officiel des mairies allemandes aux jeunes mariés. Douze millions et demi d'exemplaires ont ainsi été distribués, et il en reste énormément aujourd'hui, dissimulés dans les placards... Mais pas besoin d'armoire à poison : la recherche "Mein Kampf pdf" est la deuxième plus populaire quand ont tape "mein" sur Google... 

Le combat... contre le chômage

Après la publication des chiffres du chômage lundi soir, on s'amusera d'abord du point de vue choisi par certains médias... Le site de Libération titre sur la première baisse du chômage depuis huit mois, celui du Figaro sur la plus forte baisse depuis huit ans. Dans les journaux, c'est le scepticisme à tous les étages. Certes, une hirondelle ne fait pas le printemps, surtout en automne, note Jean Levallois dans La Presse de la Manche. Mais ce recul du chômage s'inscrit normalement dans la logique de la situation européenne

"Chômage : ce que cache la baisse", titrent Les Échos. Dans les colonnes du quotidien économique, Dominique Seux appelle le gouvernement à l'humilité. Car depuis l'arrivée de François Hollande à l'Elysée, le bilan est tout simplement terrible. Plus de 600 000 chômeurs supplémentaires inscrits à Pôle emploi : il faudrait, au rythme de septembre, 25 mois consécutifs de repli pour simplement revenir au niveau de 2012.
 
C'est aussi ce que constate Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne : "Il faudra une longue séquence de baisses pour que le gouvernement et sa majorité puissent espérer un quelconque bénéfice politique. Et en attendant, les Français restent sceptiques quant à la capacité de ceux qui nous gouvernent à vaincre la lèpre du chômage massif."

Dans les campagnes, le combat à la moissonneuse-batteuse

Ils posent fièrement, torse nu sur leur machine de guerre dont les moteurs viennent de déchirer la plaine. Nous ne sommes pas quelque part en Syrie, ou dans le Donbass, un Ukraine, mais à Beaulieu-sur-Oudon, en Mayenne, tout près de Laval. "Massacre à la moissonneuse", c'est un formidable reportage du magazine Néon de novembre, qui s'intéresse à cette discipline furieuse qui pimente les fêtes agricoles de l'ouest de la France, le "moiss-batt cross", sorte de Mad Max version terroir. 

Des courses de moissonneuses-batteuses en fin de vie, customisées par leur propriétaire, avec quand même des règles strictes : vitesse limitée à 40 km/h sur la piste et rail de sécurité sur toutes les machines. Après, tous les coups sont permis pour arriver le premier, et la course ressemble a une partie d'auto-tamponneuses géante. Chaque "moiss-batt" a mêm une écurie à son service, comme en Formule 1 !

La discipline est apparue il y a une vingtaine d'années et la foule s'y presse. La star de "moiss-batt" est une star dans la région. A la fin de la course, pilotes et supporters partagent des verres. "On est une communauté", dit Arnaud, un pilote de "moiss-batt". "On se sert les coudes, on en a bien besoin parce que c'est pas facile en ce moment. La 'moiss-batt', ça fait partie de nous, c'est comme la corrida en Espagne."

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