2 min de lecture Syrie

Syrie : la une choc de "Libération" après l'attaque chimique

La couverture du quotidien montre les corps de sept enfants tués dans l'attaque chimique de mardi 4 avril.

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Syrie : la une choc de "Libération" après l'attaque chimique Crédit Média : RTLNET | Date :
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Adeline François
Adeline François
et La rédaction numérique de RTL

On parlera certainement longtemps de cette photo en couverture de Libération qui fait déjà polémique, comme l'avait fait la une avec le corps du petit Aylan. La une de Libération de ce jeudi 6 avril ne laissera personne indifférent. Certains détourneront le regard, d'autres crieront et crient déjà sur les réseaux sociaux au voyeurisme et au sensationnalisme. Cette une montre les corps de sept des enfants tués dans l'attaque chimique de mardi 4 avril, en Syrie. Le journal titre : "Les enfants d'Assad".

"Les enfants d'Assad nous regardent", écrit Alexandra Schwartzbrod dans son édito. "Ils nous rappellent de leurs yeux grand ouverts sur l'horreur qu'à quelques milliers de kilomètres d'ici, pendant que nous savourons les premiers jours du printemps, un peuple tout entier est massacré dans le silence général". Mais le pire ce n'est pas cette photo, écrit la journaliste. "Le pire c'est que les Russes s'étaient portés garants de la destruction des sites syriens d'arme chimique il y a 4 ans". C'est cette garantie qui avait alors stoppé les bombardements prévus par les Américains et les Français. Manifestement ils n'ont pas fait le job, par négligence ou volontairement?

"Syrie : l'attaque qui piège Poutine", titre de son côté le journal l'Opinion, qui estime qu'en bombardant à l'arme chimique, Bachar al-Assad place la Russie dans une situation très délicate, tout en torpillant la perspective d'une solution politique. Sur cette une de l'Opinion, un dessin de Kak qui résume le malheur du peuple syrien. Partir ou rester? À gauche, le dessin du petit Aylan mort noyé la tête dans le sable, à droite le même enfant asphyxié la tête dans un oreiller.

Assad vous l'écrivez comment? "Avec deux S comme assassin", écrit Denis Daumin dans la Nouvelle République qui note que Donald Trump paraît se ressaisir et que l'on sent aussi Moscou plus embarrassé que d'ordinaire par son allié syrien incontrôlable. S'il subsiste un minuscule espoir, il se tient là dans cet imperceptible vacillement.

Les villes en guerre contre les collages d'affiches

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Pendant ce temps, les 11 candidats à l’Élysée poursuivent leur campagne à 17 jours du premier tour. Et Libération rappelle que rien n'a changé. En 1995 la campagne présidentielle s'était déroulée sur fond de siège de Sarajevo et les candidats avaient poliment esquivé ce genre de sujets qui n'ont jamais fait entrer un candidat à l’Élysée disent leurs équipes. 22 ans plus tard, rien n'a changé. Le débat à 11 se tenait quelques heures après cette attaque chimique et le sujet n'a été évoqué que par un seul des 11 candidats, Benoît Hamon.

Rien ne change dans cette campagne, c'est aussi ce que nous montre le Parisien sur un autre sujet. L'affichage sauvage à l'heure d'internet les militants ont recours au bon vieux sceau de colle toutes les nuits, et  les têtes des candidats s'invitent depuis quelques jours partout, sur les murs, sur les piliers de ponts, sur les coffres électriques. Et même sur les portes de garage, les entrées d'immeubles, les vitrines des magasins.

Les villes de Toulouse, Montpellier, Lille et Charleville-Mézières ont décidé de sévir. À Toulouse tous les matins, 12 surveillants font leur tournée, notent les affiches illégales, envoient une équipe les retirer, et adressent ensuite la facture au candidat, à raison de 12 euros par affiche décollée !

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