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Sur la comète Tchouri, Philae a heurté un mystérieux mélange moelleux

Avant son atterrissage sur la comète "Tchouri" en 2014, le robot Philae a rebondi sur un étrange et moelleux mélange de glace et de poussière, d'après une étude parue mercredi.

Philae posé sur la comète "Tchouri"
Philae posé sur la comète "Tchouri" Crédit : MEDIALIAB / ESA / AFP
valentin
Valentin Deleforterie et AFP

Il y a six ans, Philae se posait définitivement sur la comète Tchouri. Avant cet atterrissage, le robot a toutefois rebondi à deux reprises, découvrant ainsi un mélange de glace et de poussière "plus moelleux qu'une mousse de cappuccino".

Pour Laurence O'Rourke, auteur principal de l'étude ayant amené à cette conclusion, l'endroit de cet événement demeurait le "dernier mystère à résoudre" à propos de Philae. L'engin avait été lâché par la sonde Rosetta sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko, surnommée "Tchouri", à plus de 500 millions de kilomètres de la Terre.

Après le premier contact avec le corps céleste, le système d'harponnage du sol du robot avait dysfonctionné, le renvoyant sur un autre site après un bond de deux heures. Philae s'était définitivement arrêté 30 mètres plus loin, à un troisième endroit.

Découvrir l'endroit exact du deuxième rebond était important car les capteurs du robot "indiquaient qu'il avait pénétré la surface, exposant ainsi vraisemblablement la glace primitive cachée sous celle-ci", a expliqué Laurence O'Rourke.

Des données utiles pour la science

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Le mélange exposé s'est avéré "plus moelleux que la mousse d'un cappuccino, d'un bain moussant ou encore que l'écume des vagues sur une plage", a-t-il assuré. L'étude confirme également la grande porosité du rocher de la comète, de l'ordre de 75%, ainsi que la proportion d'espace vide entre les grains de glace et de poussière qui la constituent.

Ces conclusions permettent d'enrichir la connaissance de la comète, qui a l'âge de notre système solaire. Ce type d'objet céleste, riche en carbone, intéresse les scientifiques qui le suspectent d'avoir "ensemencé" des milieux primitifs comme celui de notre Terre.

Les données récoltées vont aider à "mieux comprendre la dureté d'une comète pour de futures missions embarquant un atterrisseur", selon un scientifique de la mission Rosetta, Matt Taylor, cité par l'ESA. Elles éviteront également à un successeur de Philae de connaître le même sort.

"Le fait que la comète ait un intérieur si moelleux est une information très importante à la fois pour la conception de mécanismes d'atterrissage et pour les procédés mécaniques qui seront peut-être nécessaires pour récolter des échantillons", a expliqué Matt Taylor.

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