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STX / Alstom : la France brade-t-elle ses fleurons industriels ?

REPLAY - RTL MIDI : STX / Alstom : la France brade-t-elle ses fleurons industriels ?

Pascal Praud Les auditeurs ont la parole Pascal Praud
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Les auditeurs ont la parole du 27 septembre 2017 Crédit Média : Stéphane Carpentier,Christelle Rebière | Durée : | Date : La page de l'émission
AFP

Le français Alstom et l'allemand Siemens vont fusionner "entre égaux" leurs activités ferroviaires, une alliance économique pour contrer le géant chinois CRRC mais aussi politique, discutée entre l'Elysée et la chancellerie.
 
Cette alliance va donner naissance à "Siemens Alstom", numéro deux mondial, en volume, pour le matériel ferroviaire roulant et au numéro un pour la signalisation. Le TGV deviendra donc franco-allemand dans un premier temps mais l'accord prévoit que Siemens pourra monter au-delà de 50,5% du capital au bout de quatre ans. 

Le consortium allemand apportera ses activités ferroviaires et recevra en échange la moitié du capital d'Alstom. 

Le nouveau groupe sera coté à la Bourse de Paris et son siège sera basé en région parisienne, selon un communiqué commun d'Alstom et Siemens publié mardi soir, à l'issue des conseils d'administration et de surveillance des deux groupes. 

L'actuel PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, restera à la tête du nouveau groupe, dont le conseil d'administration sera composé de 6 administrateurs désignés par Siemens, 4 administrateurs indépendants et le PDG. 

L'Etat français, en revanche, n'y siégera pas. Il est actuellement actionnaire d'Alstom via des actions prêtées par Bouygues et, dans ce communiqué, "confirme mettre fin au prêt de titres et n'exercera pas les options d'achat". 

Bercy a indiqué que "le gouvernement français soutient ce rapprochement", et le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, "se réjouit de l'intérêt de cette opération tant du point de vue industriel qu'en termes de préservation de l'emploi". 

La perte du contrôle d'un fleuron de l'industrie française suscite en effet des craintes, relayées par les syndicats. 

Ce rapprochement est à la fois "une nécessité" pour lutter contre la concurrence chinoise mais il "inquiète" car "il y aura de la casse sociale à moyen terme", estime la CFE-CGC d'Alstom, premier syndicat du groupe. 

Le gouvernement à cherché à rassurer. Selon Bercy, Siemens s'est engagé sur "la préservation des emplois et des sites industriels français", pendant quatre ans. 

STX / Alstom : la France brade-t-elle ses fleurons industriels ? 



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