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Sels d'aluminium : "Le principe de précaution est dans la main des consommateurs"

REPLAY - Pour l'oncologue Jean-Loup Mouysset, ces substances présentes dans de nombreux déodorants sont des facteurs de cancer du sein.

Des chercheurs ont publié une liste de produits chimiques à éviter pour réduire les risques de cancer du sein (archives)
Des chercheurs ont publié une liste de produits chimiques à éviter pour réduire les risques de cancer du sein (archives)
Crédit : AFP / MYCHELE DANIAU
Sels d'aluminium : ""Le principe de précaution est dans la main des consommateurs"
07:19
Christophe Pacaud & Agnès Bonfillon

Les travaux de deux chercheurs suisses publiés dans l'International Journal of Cancer confirment que les sels d'aluminium, présent dans près de 9 déodorants sur 10, ont une influence sur certains cancer du sein. 

Pour Jean-Loup Mouysset, oncologue de l'Association santé environnement France, à la tête du centre Ressource à Aix-en-Provence, l'étude ne constitue pas une preuve absolue "puisqu'elle est faite avec des animaux, mais c'est une preuve de la dangerosité des sels d'aluminium et de leur rôle participant sur la survenue de cancers et notamment de cancers du sein." Le scientifique insiste bien sur le terme de "participant" car les sels d'aluminium ne sont pas la cause unique des cancers. "On voudrait toujours avoir un coupable", explique-t-il. Mais en réalité, "il y a des cofacteurs qui contribuent et chacun agit à un niveau. Ce qui est important, c'est qu'on établisse tout ce qui fait qu'un cancer du sein va apparaître et il y a plein, plein, plein de facteurs qui contribuent à cela, et les sels d'aluminium en font partie."

"On est exposés aux sels d'aluminium par plein de voies"

Identifiés comme facteurs cancérigènes, les sels d'aluminium n'en sont pas pour autant interdits. Mais Jean-Loup Mouysset relativise : "Pour l'amiante ça a mis beaucoup de temps, le tabac ça continue...". Et puis la question est plus complexe qu'il n'y paraît, car "on est exposés aux sels d'aluminium par plein de voies (...) ce n'est pas uniquement les déodorants anti-transpirants", l'alimentation, l'eau, les vaccins peuvent aussi en contenir.

Même si les produits susceptibles de contenir des sels d'aluminium ne sont pas interdits comme le voudrait le principe de précaution, le chercheur estime qu'il faut faire de la prévention, pour permettre au gens de modifier leurs habitudes de consommation, afin d'éviter de combiner les produits cancérigènes. "Le principe de précaution est dans la main de tous", assure-t-il. "Aujourd'hui c'est un argument de dire qu'il n'y a pas de paraben dans un anti-transpirant, donc ce sont les consommateurs qui ont ça en main et les industriels ont compris qu'ils avaient intérêt de répondre à la demande des gens".

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