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Seine-Saint-Denis : l'association Ni putes, ni soumises expulsée de ses locaux

INVITÉE RTL - La présidente de Ni putes ni soumises Stéphanie Rameau lance un cri d'alarme pour sauver l'association qui manque d'argent pour subsister.

RTL Petit Matin - Julien Sellier L'invité de RTL Petit Matin Julien Sellier
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L'invité de RTL Petit Matin du 30 décembre 2019 Crédit Image : AFP / KENZO TRIBOUILLARD | Crédit Média : RTL | Date :
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Christophe Pacaud
Christophe Pacaud édité par Sarah Belien

Le 1er janvier 2020, l'association emblématique Ni putes ni soumises va devoir quitter ses locaux de Montreuil en Seine-Saint-Denis. L'association, fondée en 2003, ne dispose plus de fonds suffisants pour payer le loyer.

"Pour éviter d'avoir des dettes de loyers, nous devons fermer la plateforme physique de Ni putes ni soumises, celle qui accueillait des femmes tous les jours," déplore Stéphanie Rameau, présidente de l'association féministe. "Tous les jours, des femmes pouvaient venir se reposer, avoir accès à Internet, on pouvait leur donner à manger et elles étaient accompagnées dans leurs démarches administratives."

L'association n'a actuellement pas de subventions de l'État, malgré les demandes. "On nous avait promis qu'on ne serait pas expulsés et un jour après nous avons été expulsés de nos locaux emblématiques. On avait tout remis à plat (...) et les subventions ont de nouveau baissé pour ne plus en avoir en 2019," relate Stéphanie Rameau.

Aucune réponse aux demandes de subventions

Le but de l'association "Ni putes ni soumises" est de donner la parole aux femmes de quartiers très sensibles pour leurs violences subies. Mais l'association manquerait de projets nationaux, selon le cabinet de la secrétaire d'État chargée de l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa, explique Stéphanie Rameau. 

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"Moi je n'ai eu aucune réponse à mes demandes de subventions. La preuve en est, c'est que notre dernière campagne 'à notre place' a fait des millions de vues (...) et une demande de subventions a été demandée et on n'a pas eu de réponse," déclare la présidente de l'association.

Pour sauver l'association, "il nous faudrait de quoi payer un loyer, de quoi prendre un salarié parce qu'on n'a plus de salarié à l'heure actuelle. Il n'y a que des bénévoles et des militants," affirme Stéphanie Rameau. Selon la présidente, les demandes sont importantes en termes de femmes à prendre en charge et d'éducation populaire pour intervenir dans des écoles dans toute la France.

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