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Scandale Volkswagen : faut-il défendre les constructeurs français ou mieux contrôler ?

REPLAY - Après le scandale Volkswagen, Ségolène Royal a annoncé des "tests aléatoires" sur les voitures en France.

"On refait le monde" du jeudi 24 septembre 2015 - l'intégralité
30:17
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On refait le monde avec :
- Pierre Bergé, président de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent et président du conseil de surveillance du Monde
- Xavier Couture, producteur
- Philippe Bailly, conseiller en communication
- Yvan Rioufol, éditorialiste au Figaro
Après le scandale Volkswagen, la ministre de l'Écologie Ségolène Royal a annoncé des "tests aléatoires" sur une centaine de voitures vendues en France pour vérifier qu'elles respectent les normes d'homologation. Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron a lui appelé à "ne pas agiter les peurs" autour du moteur diesel parfois plus propre que son équivalent à essence selon lui. Alors faut-il défendre les constructeurs français ou mieux contrôler les véhicules ?

Pierre Bergé, qui connaît bien les deux ministres, juge que la mesure annoncée par Ségolène Royal est "normal" mais estime également qu'Emmanuel Macron a raison. Xavier Couture est également d'accord avec la ministre de l'Écologie mais est beaucoup plus radical. Il rappelle que le diesel, "cette folie dans laquelle nous nous sommes engagés depuis plusieurs années" est responsable de plus de 40.000 morts par an, attribuées de façon plus ou moins direct à la pollution aux particules fines. Pour lui, si le plus grand constructeur du monde qu'est Volkswagen est obligé de bidouiller par l'intermédiaire d'un logiciel ses chiffres, ce n'est pas par plaisir. C'est parce qu'il ne peut pas faire autrement pour respecter les normes.

Le diesel, dès lors qu'il a roulé dans des conditions à peu près normales pendant quelques milliers de km devient un outil de mort.

Xavier Couture

Philippe Bailly ne partage pas totalement l'avis de ce dernier. Première chose : que les tests soient effectués dans des conditions qui ne sont pas réelles n'est pas un scoop. Deuxième chose : contrôles aléatoires ou pas, la vraie question aujourd'hui est : qui choisi vraiment sa voiture en fonction du niveau d'émission de polluants ? Personne selon le conseiller en communication. Et troisième élément, avec 20.000 chômeurs français supplémentaires au mois d'août, une industrie qui compte 700.000 salariés n'est pas à négliger. Gare tout de même à ne pas privilégier l'industrie au détriment de la santé souligne Pierre Bergé.

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