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Roms : les enfants privés d'accès à l'éducation primaire

De nombreux enfants roms font face à un "accès restreint à l'éducation primaire" en France. Une organisation appelle les autorités à respecter la loi.

Des familles roms expulsées, en mars 2014 à Lyon.
Des familles roms expulsées, en mars 2014 à Lyon.
Crédit : AFP / JEFF PACHOUD
La rédaction numérique de RTL & AFP

En France, de nombreux enfants roms n'ont qu'un "accès restreint à l'éducation primaire", alors que l'instruction est obligatoire pour tous les enfants âgés de 6 à 16 ans. Le European roma rights centre (ERRC) dénonce cette situation, et appelle les autorités à respecter la loi

Selon l'organisation, moins de la moitié des enfants roms interrogés sont scolarisés. Le ERCC a mené cette étude auprès de 118 Roumains dans six bidonvilles de France, cette année. Le rapport montre que, dans la plupart des cas (60%), cela est dû au refus des maires d'inscrire les enfants roms à l'école, alors que l'instruction est obligatoire pour tous les enfants, français comme étrangers, entre 6 et 16 ans. 

"Le refus d'inscrire les enfants à l'école est une violation directe des obligations nationales et internationales de la France. Cela met également en péril l'avenir de ces enfants, diminue leurs possibilités d'accès à l'emploi, et aggrave l'exclusion sociale de ces communautés roms", s'insurge Rob Kushen, président du conseil d'administration de l'ERRC, dans un communiqué.

Sanctions contre les mairies

L'ERRC "appelle les autorités françaises à enquêter sur tous les cas signalés de refus d'inscription d'enfants roms à l'école, à engager des sanctions contre les mairies en cause, et à fournir un accompagnement et des informations aux communautés roms" sur la scolarisation de leurs enfants.

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L'organisation souligne notamment les conséquences négatives des expulsions sur la continuité de la scolarité et appelle les autorités et tribunaux à "veiller à ce que l'intérêt supérieur de l'enfant soit une considération primordiale dans toute procédure d'expulsion".

Plus de quatre personnes interviewées sur cinq ont été expulsées de leur lieu de vie. Elles ont subi en moyenne six expulsions et "dans la plupart des cas les autorités françaises ne respectent pas la circulaire du 26 août 2012 qui les oblige à conduire des diagnostics sociaux et à fournir - quand cela est possible - des solutions de relogement avant l'expulsion". Ces expulsions ont également un impact sur la santé psychologique des enfants.

Selon la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et l'ERRC, près de 3.000 Roms ont été évacués au premier trimestre 2014, un chiffre comparable à celui de 2013. Moins de 17.000 Roms vivent en France dans environ 400 campements illicites, selon des statistiques officielles.

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