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Rapport du Giec, barrage de Sivens, drones : la température monte

REPLAY - La presse de ce lundi 3 novembre évoque le cinquième rapport du Giec, l'avenir du chantier du barrage de Sivens, les drones et l'argent des buvettes des stades de Marseille.

Adeline François
Adeline François
Rapport du Giec, barrage de Sivens, drones : la température monte
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Adeline François

Climat : il n'est pas trop tard

"Climat : il est encore temps", clame La Croix, après la remise du cinquième rapport du Giec dimanche 2 novembre à Copenhague. Selon le texte, "il serait possible de limiter les conséquences du réchauffement climatique à condition d'agir vite". De son côté, le Républicain lorrain titre : "Climat, il n'est pas trop tard", avec la photo d'un homme portant un masque à gaz sur le visage et un globe terrestre dans la main. "Climat : le rapport qui donne l'alerte", est en "une" de L'Alsace, avec une photo de pingouin sur la banquise qui fond.

Dans l'Est Républicain, Alain Dussart se souvient qu'il y a un quart de siècle, "lors de la création du Giec, il faisait froid à la Toussaint. On se rendait dans les cimetières avec des manteaux". Or nous venons de passer un week-end en tee-shirts et lunettes de soleil ! 

Royal, la "Calamity Jane de l'écologie"

Le barrage Sivens, c'est le dossier environnemental qui préoccupe nos dirigeants. Comme le dit Bruno Dive dans Sud Ouest, "les écologistes feraient mieux de se concentrer sur cette question vitale du réchauffement climatique, plutôt que de se retrouver à manifester aux côtés d'anarchistes ou de casseurs. "

Dans l'Alsace, Raymond Couraud s'en prend directement à Ségolène Royal, la "Calamity Jane de l'écologie". "Dès qu'un projet fait mine de déclencher les passions, elle le flingue. Hier, elle n'a pas eu de mots assez durs pour expliquer pourquoi il fallait renoncer au barrage de Sivens. Les élus du Tarn sont renvoyés à leur cassoulet et les Verts pourront fêter la nouvelle avec une double portion de verveine. Les agriculteurs n'auront qu'à faire la danse de la pluie pour lutter contre le manque d'eau".

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Même analyse de Jean-Michel Servent dans le Midi Libre. "Écotaxe, péage de transit poids lourds et maintenant Sivens : Ségolène Royal recule sur tous les fronts. Elle que l'on croyait prête à aller au combat, se dégonfle à la moindre pression des lobbies et de la rue. Au point de brouiller un peu plus la communication et l'autorité du gouvernement".

"Affaire Sivens : la tourmente", titre l'Opinion, pour qui le gouvernement sortira très affaibli de cette séquence de violences mal maîtrisées. 

"Games of Drones"

La semaine dernière, la presse se faisait peur avec des clowns. Ce matin, les clowns ont été remplacés par des drones. "Drone fantômes : la guerre des nerfs", titre la Dépêche du Midi. Libération ose ce jeu de mot en référence à la célèbre série à succès : "Games of Drones".

"Les survols sauvages de centrales nucléaires françaises relancent la polémique sur ces objets volants dont les usages se multiplient", note Libération, qui reconnait d'ailleurs que ces drones sont "aussi inquiétants que les clowns. Ils additionnent nos peurs. Comme avec les clowns, on notera qu'on ne sait pas qui joue, ni même s'il s'agit d'un jeu, mais la petite machine pour l'instant pacifique fait écho aux drones militaires  qui tuent parfois sans discernement du Yémen au Pakistan". 

Le quotidien entreprend donc de réhabiliter. "Le débat qui naîtra du survol des centrales française ne doit pas aboutir à restreindre leur utilisation aux seules activités commerciales et sécuritaires. Il faut déshabiller les drones de leur uniforme militaire, et faire en sorte que le public s'approprie cet outil. Un outil qui offre un nouveau regard sur le monde, un œil céleste à portée de main. Mettre le pouvoir des drones dans nos mains de civils, c'est, quand notre propre espace au sol se restreint, se réapproprier notre espace aérien".

Buvettes : chaude ambiance à Marseille

La Provence a mené une enquête édifiante sur l'argent de la buvette de tous les stades de Marseille. On y apprend que les sous vont directement dans la poche du gardien du stade, dont les revenus ne sont pas déclarés et qui est logé sur place au frais de la mairie. Une buvette peut  brasser jusqu'à 1.500 euros en un week-end. On y vend alcool et cigarette sans aucune licence. On comprend que le poste soit très convoité. "Il faut être pistonné", confie un délégué syndical. L'idée remonterait à Gaston Defferre, puis Jean-Claude Gaudin aurait "fermé les yeux", explique un autre.

L'argent de la buvette, ce serait une sorte de récompense pour le temps passé sur place, travailler 6 jours sur 7, de 8 heures du matin à 22 heures, gérer les problèmes de violence ou d'intrusion. "Franchement, qui ça embête s'ils se font trois francs ?", dit une employée du service des sports de la mairie. Sauf qu'à la fin du mois, c'est pas trois francs... Certains se retrouvent avec 7.000 euros en poche. Les clubs essaient de remettre la main sur le pactole, en menaçant de balancer au Fisc les gardiens qui ne voudrait pas faire 50/50.

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