1. Accueil
  2. Actu
  3. Débats et société
  4. Ramadan : les rassemblements interdits pour l’Aïd et la "Nuit du Destin" en péril
2 min de lecture

Ramadan : les rassemblements interdits pour l’Aïd et la "Nuit du Destin" en péril

La fin du ramadan sera marquée une nouvelle fois par l'incapacité de se réunir nombreux dans les lieux de culte et à l'extérieur.

Des fidèles musulmans devant la Grande Mosquée de Paris
Des fidèles musulmans devant la Grande Mosquée de Paris
Crédit : AFP / Archives, Miguel Medina
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud
Journaliste

L'heure des grands repas va bientôt sonner. Avec la fin du ramadan, les jeûnes diurnes vont pouvoir cesser. Cependant, pandémie oblige, il va falloir faire attention à ne pas céder aux sirènes des repas gargantuesques en famille pour fêter l'Aïd qui va se dérouler aux alentours du 12 mai. 

Le cabinet du ministre de l'Intérieur a demandé aux préfets de contrôler étroitement la situation et "de ne pas encourager les rassemblements et le non-respect du couvre-feu" font savoir nos confrères du Point. Des jauges d'accueil dans les mosquées, lieux de culte toujours ouverts, devront par exemple être respectées. "Aucune dérogation ne peut être tolérée", précise la place Beauvau. "Aucune dérogation au couvre-feu ne doit être accordée en plus de celle concernant la prière de l'aube [la première des cinq prières débutant avant la fin du couvre-feu]" .

Il sera impossible pour les musulmans par exemple de louer des lieux dédiés pour organiser des fêtes. Seuls les lieux de culte pourront accueillir du public en contrôlant les flux. Exit donc les réservations ou locations de salles communales, salles des fêtes, stades, gymnases, etc. Le fait d'être en plein air ne sera pas non plus un passe-droit pour organiser des rassemblements. 

Quid de la Nuit du destin ?

Le ministère de l'Intérieur est-il cependant trop sévère. La Mosquée de Paris a saisi le Conseil d'État en référé pour obtenir une dérogation au couvre-feu pour célébrer "la nuit du destin" de 21 heures à 2 heures du matin. Au nom du risque sanitaire, le ministère de l'Intérieur a refusé cette dérogation, le 28 avril dernier. "C'est l'un des moments les plus liturgiques de la religion musulmane", a plaidé le recteur de la Grande Mosquée. L'avocat de l'institution a plaidé l'égalité de traitement avec les rassemblements qui se sont déroulés durant Noël où, selon lui, aucune reprise de l'épidémie n'avait été constatée à la suite de l'autorisation gouvernementale de se réunir et de se déplacer. 

À lire aussi

Le recteur a mis en avant la mise en place de protocoles stricts pour limiter les contaminations. Le nombre de fidèles passera de 600 à 150 dans la salle de prière de la Mosquée de Paris, la salle des ablutions sera fermée et chacun devra amener son propre tapis de prière". La haute juridiction administrative devrait rendre sa décision ce jeudi. 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/