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Quand Alain Juppé s'interroge sur l'avancement des mesures anti-terroristes

FACT CHECKING - Le 15 juin sur RTL, le candidat à la primaire de la droite pour 2017 s'est interrogé sur l'état d'application de certaines mesures promises par le gouvernement contre le terrorisme.

Alain Juppé, invité de RTL le 15 juin 2016
Alain Juppé, invité de RTL le 15 juin 2016
Crédit : Camille Kaelblen / RTL.fr
Quand Alain Juppé s'interroge sur l'avancement des mesures anti-terroristes
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Cyprien Cini & Loïc Farge

Alain Juppé a souhaité, mercredi 15 juin dans la Matinale de RTL, que le gouvernement fasse le point sur certaines mesures de lutte contre le terrorisme. "On avait annoncé le déploiement de 5.000 policiers et gendarmes supplémentaires sur le terrain. Où en est-on ?", s'est-il interrogé. Quid de cette promesse gouvernementale ? C'est en cours. Mais pour l'instant, ils sont à l'école. Pour avoir plus de forces de l'ordre, il faut les former. En plus du concours classique, qui a lieu tous les ans en septembre, le gouvernement a ouvert un concours exceptionnel supplémentaire pour augmenter les troupes. Il a eu lieu le 10 mars dernier. Le temps de les former, tout en compensant les départs à la retraite, il faudra attendre environ deux ans pour vraiment constater les effets de cette mesure.

À propos des fiches "S", le maire de Bordeaux et candidat à la primaire de la droite a lancé : "L'état d'urgence permet d'assigner à résidence un certain nombre de personnes vis-à-vis desquelles on a des soupçons, et il faut le faire". L'État le fait déjà, peut-être pas suffisamment selon Alain Juppé. Selon les derniers chiffres recueillis auprès du ministère de l'Intérieur, 61 personnes sont actuellement assignées à résidence.

"La loi terrorisme a prévu que l'on pouvait créer un délit de consultation régulière des sites Internet. Où en sont les décrets d'application de cette loi ?", a aussi interrogé l'ancien premier ministre. Faux ! Le délit de consultation régulière des sites jihadistes est en fait un amendement voulu par la droite, qui a été rejeté lors de la première lecture du texte à l'Assemblée nationale. Il a en revanche été adopté au Sénat, où la droite est majoritaire, mais il ne devrait pas survivre à la deuxième lecture au Palais-Bourbon.

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