1 min de lecture Discriminations

Qu'est-ce que la grossophobie ?

ÉCLAIRAGE - Vendredi 15 décembre, la mairie de Paris organise une journée de lutte contre cette discrimination à l'égard des personnes obèses ou en surpoids.

Des Français dans la rue (illustration)
Des Français dans la rue (illustration) Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy

"Grossophobie, stop !" C'est le nom donné à la série d'événements organisés vendredi 15 décembre par la Ville de Paris. L'objectif : lutter contre la grossophobie, forme spécifique de discrimination à l'égard des personnes obèses ou en surpoids

À l'heure où les marques laissent davantage place aux "grandes tailles" et que le mouvement "body-positive" envahit les réseaux sociaux, de plus en plus de personnes dénoncent la grossophobie qu'elles subissent au quotidien sous forme d'insultes, de harcèlement ou de remarques concernant leur poids.

En France, le terme "grossophobie" est apparu pour la première fois en 1995, utilisé par l'actrice Anne Zomberlan dans son livre Coup de gueule contre la grossophobie. Depuis, la mobilisation anti-grossophobie a trouvé sa porte-parole en Gabrielle Deydier

Les gros ont 8 fois moins de chance de trouver du travail"

Gabrielle Deydier, auteure de "On ne naît pas grosse" au Parisien
Partager la citation

À 37 ans, cette femme obèse - 150 kilos pour 1,53 mètre - a publié On ne naît pas grosse en juin 2017. Elle y raconte son expérience et dénonce le traitement réservé aux personnes de forte corpulence : des stéréotypes véhiculés quotidiennement (manque d'hygiène, lenteur, paresse) aux discriminations systémiques.

"Les gros ont 8 fois moins de chance de trouver du travail, ils sont rejetés de l’espace public, discriminés chez le médecin…", explique-t-elle au ParisienAujourd'hui, Gabrielle Deydier raconte se sentir libérée. "Je me suis délestée de quelques kilos en écrivant le livre, j’ai sorti tellement de choses de moi !"

À lire aussi
Une vue de Panama confinement
Confinement : au Panama, hommes et femmes ne peuvent pas sortir le même jour

Une acceptation de soi encouragée par le mouvement body-positive, dont une des pionnières Jes Baker, est l'invitée d'honneur de la Ville de Paris. Cette blogueuse américaine a publié Things no one tells a fat girl en 2016. Son objectif : que les personnes à forte corpulence puissent retrouver confiance en elles, dans un monde où les standards de beauté laissent peu de place à la diversité.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Discriminations Obésité Paris
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants