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Projet de loi santé : les cliniques privées appelées à la grève le 5 janvier

La fédération de l'hospitalisation privée (FHP) a appelé les cliniques et hôpitaux privés à se mettre en grève le 5 janvier. Elle demande le retrait du projet de loi santé.

Les cliniques et hôpitaux privés sont appelés à la grève à partir du 5 janvier. (Illustration)
Les cliniques et hôpitaux privés sont appelés à la grève à partir du 5 janvier. (Illustration)
Crédit : AFP / DOMINIQUE FAGET
La rédaction numérique de RTL & AFP

La fédération de l'hospitalisation privée (FHP) demande le retrait du projet de loi santé qui "condamne le secteur privé". Cliniques et hôpitaux privés sont appelés à un "mouvement illimité de cessation d'activité" à partir du 5 janvier. Le mouvement sera maintenu "tant que le projet de loi ne sera pas retiré", prévient la fédération, qui regroupe 1.100 établissements. Il s'ajoute à celui déjà lancé par les médecins généralistes du 24 au 31 décembre.

S'il était très suivi, il pourrait entraîner le report de nombreuses opérations programmées. Pour ces opérations prévues, "les cliniques commenceront à ne plus prendre de rendez-vous quelques jours avant le mouvement", a précisé un porte-parole de la FHP. Dans les services d'urgences, les agences régionales de santé (ARS) ont le pouvoir de procéder à des réquisitions de personnels, pour garantir l'accès aux soins et la sécurité des patients.

Plus de pouvoir aux agences régionales de santé

Le projet de loi santé, qui doit être examiné début 2015 par l'Assemblée, va "provoquer une désorganisation complète de l'offre de soins sur les territoires", affirme la FHP. Selon la fédération, avec ce projet, les 200.000 emplois des cliniques et hôpitaux privés sont "menacés". Précisément, les cliniques privées redoutent d'être "exclues" du service public hospitalier redéfini dans le projet, et notamment des urgences.

La réorganisation, qui donne plus de pouvoirs aux ARS, se fera sur "des critères arbitraires qui excluent d'emblée les cliniques" et les privera "du financement des missions de service public", craint la FHP. Elle prédit "la disparition du secteur privé hospitalier" et "la fin de la liberté de choix des patients".

La moitié des opérations réalisées dans les cliniques privées

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"Nous nous battons autant pour notre survie que pour cette liberté-là", explique Lamine Gharbi, président de la FHP, cité dans le communiqué. Les cliniques privées sont "en état de légitime défense", affirme-t-il. Demain, "les ARS pourront retirer à l'un de nos établissements une autorisation d'activités de soins ou fermer un de nos services d'urgence parce que l'hôpital public voisin, qui ne va pas bien, a besoin d'un afflux de patients. Nous refusons d'être la variable d'ajustement d'un secteur public structurellement déficitaire", assène Lamine Gharbi.

Salué pour son volet prévention, mais décrié pour son manque de moyens, le projet de loi santé présenté en octobre au Conseil des ministres prévoit également la généralisation du tiers payant et des regroupements hospitaliers obligatoires pour mutualiser des tâches. Selon la FHP, les cliniques privées accueillent chaque année 8,5 millions de patients et réalisent plus de la moitié des interventions chirurgicales, près d'un traitement de cancer sur deux et un accouchement sur quatre. 

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