2 min de lecture Suicide

Prison de Meaux : un chagrin d'amour à l'origine du suicide du surveillant

Le suicide d'un surveillant de la prison de Meaux le soir de Noël ne serait pas dû à des problèmes professionnels.

La maison d'arrêt de Meaux (illustration)
La maison d'arrêt de Meaux (illustration) Crédit : OFF / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Une peine de coeur serait à l'origine du suicide la nuit de Noël du surveillant de la prison de la prison de Meaux-Chauconin (Seine-et-Marne), a-t-on appris ce vendredi 26 décembre de sources concordantes. Âgé de 39 ans, il s'était donné la mort avec son arme de service dans le mirador de la prison dans la nuit de mercredi à jeudi.

Un geste qui semblait prémédité, puisque d'après une source syndicale, le surveillant, d'astreinte entre 19h mercredi et 07h jeudi, avait effacé sa photo du trombinoscope numérique des surveillants, en s'introduisant dans le système informatique.

Il est ensuite, vers 01H00, monté prendre son tour dans le mirador, où ses collègues, inquiets après avoir découvert la disparition de son portrait, ont tenté vainement de le joindre par interphone.

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Le Raid à la rescousse

Ils ont alors prévenu leur supérieur qui, constatant que l'arme de service n'était plus dans le caisson plombé où elle se trouve d'habitude, a prévenu à son tour la direction de l'établissement. Après une nouvelle tentative infructueuse de joindre le surveillant, la direction a fait appel au Raid, l'unité d'élite de la police nationale, en raison du danger que pouvait représenter la présence d'un homme retranché avec une arme dans la tour qui domine l'entrée de l'établissement.

Après avoir grimpé l'escalier qui mène au mirador, les policiers du Raid ont introduit une caméra endoscopique par la trappe d'accès à la salle et constaté que le surveillant était mort.

Le parquet de Meaux devait ouvrir vendredi une information en "recherche des causes de la mort" et une autopsie est prévue. Si l'hypothèse d'un suicide ne fait pas de doute, la cause semble "davantage personnelle que professionnelle", a expliqué le parquet.

Une histoire d'amour qui vire au drame

Né en 1975 et originaire de la région bordelaise, ce surveillant, qui travaillait depuis cinq ans dans le centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin ne s'était jamais plaint de son travail. En revanche, il n'aurait pas supporté qu'une de ses collègues, dont il était amoureux, sorte avec un autre collègue.

Si le secrétaire régional du syndicat Ufap-Unsa, Régis Grava, ne veut pas se hasarder à donner une explication à ce geste, il rappelle toutefois que le métier de surveillant "désocialise énormément: on travaille les week-ends, les jours fériés", sans parler de "l'éloignement géographique" souvent pénible.

Depuis le début de l'année, une dizaine de surveillants de prison se sont donné la mort, selon le syndicat FO Pénitentiaire.

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