2 min de lecture Transports

Premier appel à la grève chez Transavia les 7 et 8 novembre

Les hôtesses et stewards de la compagnie low-cost d'Air France sont appelés à protester contre une "course à la précarisation" menée par l'entreprise.

Un Boeing 737-800 de Transavia (photo d'illustration)
Un Boeing 737-800 de Transavia (photo d'illustration)
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

La démarche est inédite dans la compagnie. Les hôtesses et stewards de Transavia sont appelés à la grève les 7 et 8 novembre "contre la course à la précarisation". Un tel mouvement est une première dans la filiale low cost d'Air France, mais sera sans impact, selon la direction. "Personne n'a jamais fait grève chez Transavia. On n'est pas des fous furieux, on le fait parce que l'on n'a pas le choix, on ne peut pas demander aux plus faibles de faire toujours plus, c'est injuste", a justifié auprès de l'AFP un délégué syndical. Le direction a quant à elle inviqué que l'appel à la grève lancé par le CNPNC-FO n'aura "aucun" impact.

Les rémunérations en cause

Le syndicat dénonce un projet de la direction de "supprimer l'augmentation annuelle contractuelle de 2%", "seule garantie d'évolution" des salaires, ainsi que "divers procédés" pour "amputer la rémunération des hôtesses et stewards en matière d'heures complémentaires et supplémentaires". Il déplore une "course à la précarisation des conditions de travail et de rémunération des hôtesses et stewards du groupe AF-KLM", qui a publié jeudi un "résultat d'exploitation historiquement haut de 898 millions d'euros".

Nous ne nous arc-boutons pas sur des acquis sociaux, nous demandons juste qu'ils nous laissent vivre

Grégoire Jacta
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Un porte-parole de la compagnie à bas coût lancée en 2007 a confirmé le dépôt du préavis de grève et l'existence de discussions "depuis plusieurs semaines" avec les syndicats sur les rémunérations. "Faute de pouvoir nous faire travailler plus, car on travaille déjà énormément, ils cherchent à faire des économies sur nos évolutions de salaires", s'indigne Grégoire Jacta. Un navigant démarre, selon lui, à 1.512 euros bruts mensuels, ne permettant "déjà pas de vivre quand on habite en région parisienne et qu'on travaille souvent de nuit" ; "nous ne nous arc-boutons pas sur des acquis sociaux, nous demandons juste qu'ils nous laissent vivre".

Une prochaine réunion direction-syndicats (SNPNAC, majoritaire, et SNPNC-FO) est prévue le 3 novembre, précise-t-il. "La direction dit avoir reçu mandat du groupe pour faire 7,5% d'économie à Transavia (...). Qu'ils demandent des économies à Air France, ce n'est pas à moi de juger, mais qu'ils viennent nous les demander alors que l'on coûte déjà moins cher que nos concurrents d'EasyJet, ce n'est pas juste", estime le délégué. "Nos dirigeants ne sont pas, eux, payés en low cost et vont même obtenir des primes pour faire passer à la hussarde ce projet scandaleux", ajoute-t-il.

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