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"Pour gagner 1 dollar, Monsanto est prêt à empoisonner des gens", dit Paul François

INVITÉ RTL - Paul François, paysan charantais, a été intoxiqué par des pesticides et se bat depuis des années pour faire condamner Monsanto.

Paul François, à Paris le 10 septembre 2015
Paul François, à Paris le 10 septembre 2015
Crédit : FRANCOIS GUILLOT / AFP
"Pour gagner 1 dollar, Monsanto est prêt à empoisonner des gens", dit Paul François
09:09
micros
La rédaction numérique de RTL

David contre Goliath. Au moment où l'Union européenne doit se prononcer sur l'autorisation du glyphosate, le combat d'un paysan victime de Monsanto. Gravement intoxiqué, Paul François a frôlé la mort. Il a réussi à faire condamner le géant américain ! Une bataille à armes inégales commencée dans l'indifférence générale il y a 17 ans et qui n'est toujours pas finie. Il raconte son combat dans le livre Un paysan contre Monsanto (ed. Fayard).

Ce matin sur RTL, Nicolas Hulot plaidait pour une mise sur le marché "largement au dessous de 5 ans" du glyphosate. Le temps que les agriculteurs s'adaptent. "Je pense que le vent est en train de tourner pour Monsanto", estime Paul François. "C'est surtout que la société dans son ensemble a une visibilité du comportement d'une société telle que Monsanto. À savoir que pour gagner 1 dollar, ils sont prêts à empoisonner des gens. C'est la philosophie de ce groupe", lance Paul François.

Un système agricole basé sur la chimie

Le problème actuellement réside également dans le modèle agricole, encore largement baigné par la chimie. C'est pour cela que Nicolas Hulot explique qu'il faudra encore trois ans pour changer les modèles.

"Le système agricole a été organisé, après-guerre, autour de la chimie et surtout dans les années 1970/80. Moi j'ai 54 ans et je fais partie de la génération qui a utilisé le plus de produit, qui a été formaté sur une agriculture basée sur la chimie, et c'est vrai que dans un premier temps, cette agriculture a répondu aux demandes, à savoir une alimentation pas chère et abondante", résume Paul François.

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