1 min de lecture Paris

Paris : l'évacuation musclée de l'église Sainte-Rita provoque l'ire de la droite

Les défenseurs de cette église, située dans le XVe arrondissement, dénoncent la démolition de l'édifice pour laisser place à un lotissement immobilier d'une dizaine de logements.

L'église Sainte-Rita, dans le XVe arrondissement de Paris.
L'église Sainte-Rita, dans le XVe arrondissement de Paris. Crédit : MATHIEU PATTIER/SIPA
Eleanor Douet
Eléanor Douet
et AFP

Mercredi 3 août au matin, les CRS sont intervenus pour évacuer l'église Sainte-Rita, située dans le XVe arrondissement de Paris. Les défenseurs de l'édifice occupaient illégalement le bâtiment pour empêcher sa démolition et laisser place à un lotissement immobilier, constitué d'une dizaine de logements. En mai dernier, le tribunal administratif de Paris avait donné son feu vert pour une évacuation de l'église dévouée à la sainte patronne des causes désespérées, malgré la prise de position contre le projet de plusieurs élus de droite, dont le maire du XVe, Philippe Goujon. Une trentaine de personnes opposées à la démolition de Sainte-Rita ont été évacuées  de l'édifice religieux, selon la préfecture de police.

"Une trentaine de personnes ont pris place à l'intérieur du bâtiment pour s'opposer à la reprise des lieux. Leur évacuation s'est déroulée sans incident", précise la préfecture de police (PP) dans un communiqué. C'est le propriétaire de cette église, l'association des Chapelles Catholiques et Apostoliques, qui demande sa démolition en vue d'une opération immobilière confiée à la société Garibaldi. Les travaux de construction de logements, qui devaient démarrer en octobre 2015, se sont jusqu'alors heurtés à la présence d'occupants "sans droit ni titre", selon la Préfecture de police. "Depuis la cession de cette propriété, une palissade métallique a été posée et quelques fidèles se réunissaient sur le trottoir, l'église n'est pas consacrée ni dédiée au culte", précise-t-elle. 

Droite et extrême-droite s'indignent

L'évacuation a provoqué la colère de nombreuses personnalités de droite et d'extrême-droite qui, sur Twitter, ont dénoncé l'intervention des forces de l'ordre au lendemain de l'hommage au père Jacques Hamel, assassiné le 26 juillet dernier à Saint-Étienne-du-Rouvray. Sur Twitter, Philippe Goujon a expliqué que 12 cars de CRS avaient été déployés et que des élus présents, avaient été traînés au sol. 

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