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Paris : Anne Hidalgo contre-attaque avec les "must-go zones" pour aider les quartiers pauvres

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé un plan d'aide de 26 millions d'euros annuels visant à améliorer le niveau de vie dans les quartiers pauvres de la capitale.

Anne Hidalgo lors du sommet contre la violence extrémiste, à Washington, le 18 février 2015.
Anne Hidalgo lors du sommet contre la violence extrémiste, à Washington, le 18 février 2015. Crédit : BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
Axel Vergnerie

En référence aux célèbres "no-go zones", ou "zones interdites", inventées de toutes pièces par la chaîne américaine Fox News à la suite des attentats de Charlie Hebdo en janvier, Anne Hidalgo a décidé de transformer les quartiers pauvres en "must-go zones". Les vingts secteurs prioritaires se situent dans huit arrondissements, où les 150.460 habitants concernés perçoivent un revenu médian inférieur à 12.800 euros par an. 

Anne Hidalgo façonne les must-go zones (en rouge)
Anne Hidalgo façonne les must-go zones (en rouge)

Tous les quartiers ciblés sont situés dans l'est de Paris : dans le XIIIe arrondissement (Bédier-Boutroux, Villa d'Este, Kellermann-Paul Bourget, Jeanne d'Arc-Clisson et Oudiné-Chevaleret), le XIVe (Didot-Porte de Vanves), le XVIIe (Porte de St-Ouen - Porte Pouchet ), le XVIIIe (Blémont, Porte Montmartre-Porte des Poissonniers-Moskova, la Chapelle-Evangile, la Goutte d'Or et Porte de la Chapelle-Charles Hermite), le XIXe (Stalingrad Riquet, Michelet-Alphonse Karr-Rue de Nantes, Chaufourniers, Danube-Solidarité-Marseillaise et Algérie), et dans le XXe (Compans-Pelleport, les Portes du Vingtième et Grand Belleville qui traverse aussi légèrement les Xe et XIe arrondissements).

Ce plan d'envergure a pour but "d’assurer l’égalité entre les territoires et d’améliorer les conditions de vie des habitants des quartiers en difficulté", précise le Contrat de ville présenté par Anne Hidalgo. Pour rendre "fréquentable" les territoires ciblés, la maire de Paris prévoit ainsi d'investir pour lutter contre le chômage, l'échec scolaire et la marginalisation de jeunes de moins en moins cadrés. Ce plan de trente mesures sera financé à hauteur de 26 millions d'euros par an jusqu'en 2020, soit la même enveloppe budgétaire que par le passé.

La différence avec les années précédentes vient du fait que la loi Lamy de février 2014 a divisé par deux la population parisienne éligible à cette politique, en modifiant les critères de pauvreté. L'an dernier, 339.221 personnes résidaient dans la géographie prioritaire. À partir de 2015, seules 150.460 habitants demeureront concernés et bénéficieront chacun d'un apport financier bien plus conséquent. 

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Pour favoriser l'insertion des plus démunis, la ville a choisi de s'unir avec l'État pour inclure des acteurs tels que Pôle Emploi dans le plan d'action. Les entreprises seront ainsi amenées à recruter des jeunes de ces quartiers et des bénévoles apporteront leur aide via des cours de soutien scolaire dans certaines écoles.

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