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"On nous vole notre avenir" : pourquoi Greta Thunberg s'est rendue devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis ?

La militante écologiste suédoise de 23 ans a fait le déplacement devant l'établissement de Seine-Saint-Denis, où elle s'est dite "extrêmement fière des étudiants français". Elle doit participer à la manifestation dans la capitale durant l'après-midi.

Greta Thunberg devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, le 13 octobre 2026.

Crédit : Mathis Lang / RTL

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Sa présence a surpris plus d'un. Greta Thunberg est venue protester mardi 13 octobre au matin devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, un des épicentres du mouvement lycéen, en marge de l'acte 5 de la mobilisation des lycéens, durant lequel elle compte participer à la manifestation organisée dans l'après-midi à Paris.

"Les jeunes ne sont pas associés aux discussions. On nous vole notre avenir et, comme on a pu le constater ici, les écoles ne reçoivent pas les investissements dont elles ont besoin", a déclaré, keffieh sur les épaules, la militante écologiste suédoise de 23 ans aux journalistes présents devant le lycée, où plus d'une centaine de jeunes étaient rassemblés.

"Alors, qu'est-ce qu'on est censé faire ? Abandonner ? Bien sûr que non. C'est justement ce que les gens expriment ici : nous n'allons pas abandonner et nous allons nous battre pour cet avenir qu'on nous vole sous nos yeux", a-t-elle poursuivi, se disant "extrêmement fière des étudiants français".

Une vingtaine d'avocats ont également fait le déplacement pour protéger les lycéens de la police et "empêcher l'irréparable", a déclaré à l'AFP, Me Romain Ruiz, avocat au barreau de Paris et cofondateur du collectif Colère noire. "On en a marre d'être la caution droits de l'Homme des commissariats" et "on souhaite dépasser notre mandat habituel", a-t-il expliqué tandis qu'une sono diffusait des morceaux de rap.

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Les avocats, qui prévoient de faire un cordon entre la police et les lycéens en cas de tension, ont également dénoncé les confiscations de pancartes et les tentatives, selon eux, d'empêcher le mouvement.

"Les pancartes qui sont interdites sont celles qui critiquent la police", a affirmé Me Prisca Ancion, du barreau de Saint-Denis et membre du collectif d'action judiciaire. "La violence de la police est indéniable", a-t-elle poursuivi, avant que ne se produise, un peu plus tard, une fanfare entonnant "À bas l'État policier". Lina, lycéenne de 17 ans en terminale, a dit à l'AFP apprécier ce soutien de toute part et remercier les avocats de prendre "des risques" pour eux.

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