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Nucléaire : Areva s'apprête à se vendre partiellement

ÉDITO - Le nucléaire français va mal. Et si le salut financier venait de contrées lointaines ? Au prix d'une perte de souveraineté ?

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François Lenglet : Areva s'apprête à se vendre partiellement Crédit Image : ERIC PIERMONT / AFP | Crédit Média : RTL.fr | Date :
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François Lenglet et Loïc Farge

Encore un fleuron industriel français qui ouvre son capital à des intérêts étrangers. Cette fois, c'st Areva qui s'apprête à se vendre partiellement. L'entreprise est en faillite. C'est l'une des plus grosses faillites françaises de tous les temps pour cette entreprise publique que l'on est en train de restructurer et de renflouer. Areva va être divisée en deux.

D'un côté, il y a le fabricant des réacteurs nucléaires, qui va être reprise par EDF ; de l'autre, le nouvel Areva, qui va extraire l'uranium, le préparer pour en faire du combustible et le retraiter après utilisation. C'est cette entité-là qui a besoin de plusieurs milliards d'euros. L'État, actionnaire majoritaire, va en apporter l'essentiel. On ne sait d'ailleurs pas très bien comment il va financer cela. Et il compte parallèlement vendre une partie de l'entreprise à des intérêts chinois, japonais et kazakhs.

Quel pouvoir pour les nouveau entrants ?

Parce que l'État ne veut pas assumer seul le coût du renflouement, les trois étrangers pourraient apporter entre un milliard et un milliard et demi. Ces trois-là sont déjà partenaires à un titre ou à un autre d'Areva. Les Kazakhs sont propriétaires d'une mine d'uranium exploitée par Areva. La Chine c'est le plus gros constructeur de centrales au monde, et le Japonais est l'un de ses fournisseurs.

Tout le problème, c'est de savoir quel pouvoir auront ces groupes étrangers demain au sein de la filière nucléaire française, évidemment stratégique puisqu'elle fournit les trois-quarts de l'électricité consommée chez nous.

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Le nucléaire français bientôt sous contrôle étranger. On en n'est pas là. Il s'agit de vendre au trio jusqu'à 33% d'Areva, l'État conservant le reste. Mais en bonne logique, s'ils deviennent actionnaires à ce niveau, c'est-à-dire minoritaires mais importants, ils auront accès aux informations sensibles sur la stratégie de l'entreprise et ses technologies.

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