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NousToutes : les manifestations contre l'impunité des agresseurs sexuels rassemblent

À l'appel du collectif féministe NousToutes, plusieurs manifestations ont eu lieu en France, rassemblant des dizaines de milliers de personnes.

Des manifestantes du collectif NousToutes à Paris, le 19 novembre 2022.
Des manifestantes du collectif NousToutes à Paris, le 19 novembre 2022.
Crédit : JULIEN DE ROSA / AFP
Vincent Serrano - édité par Robinson Hollanders

Avec une cinquantaine de manifestations à travers la France, le collectif NousToutes a mobilisé pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles. Dans un texte signé par près de 90 associations de syndicats ou de partis de gauche, ces militants et militantes réclament notamment la fin de l'impunité des agresseurs, en soulignant que pour ces affaires, 80% des plaintes sont classées sans suite.

Des défilés ont été organisés aujourd'hui à Marseille, Nice, Toulouse, Lille, Rennes, Dijon, mais aussi à Paris, de République à Nation, avec plusieurs milliers de personnes dans la capitale. C'est une marée violette qui a déferlé dans les rues de Paris cet après-midi. Les manifestantes soulèvent deux chiffres affichés sur les pancartes. 120, c'est le nombre de féminicides depuis le début de l'année. Et 0,6 % c'est le taux de violeurs condamnés.

"C'est un scandale, c'est honteux"

"Moi, j'aime prendre des forces parce qu'en fait, c'est hyper puissant ce qu'on vit. En termes de sororité, on se serre les coudes. Je suis venu avec des copines et je suis très heureuse qu'elles soient là. Faut que ça change super vite. Parce qu'en fait on n'est pas des choses, on n'appartient pas à nos conjoints, on n'est pas des objets à voir dans la rue", estime Odile. Quant aux quinquennats Macron, voilà ce qu'elle en pense : "On n'en est presque nulle part. C'est un scandale, c'est honteux, c'est de la com. Pour l'instant, il n'y a rien et on l'attend. Enfin pas lui d'ailleurs, mais les suivants, on espère".

"Tout à l'heure, je discutais avec une femme qui est bien plus vieille du coup que moi. Elle avait milité dans les années 60 et elle me disait que rien n'avait changé. C'est que c'était presque pire. Les agresseurs, on les met en prison pour protéger les femmes et les enfants et les minorités de genre", clame Louise. "C'est la troisième fois que je viens manifester à Paris. Ce serait bien que le président Macron entende enfin cette grande cause nationale", finit par lâcher, désespérée, Odile. 

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