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Maïs OGM MON810 : le Conseil d'Etat maintient l'interdiction de culture

Le Conseil d'Etat a rejeté lundi la requête des producteurs de maïs et confirmé l'arrêté gouvernemental interdisant la culture du maïs génétiquement modifié MON810.

Des plants de maïs OGM en Egypte, en septembre 2008 (illustration).
Des plants de maïs OGM en Egypte, en septembre 2008 (illustration).
Crédit : AFP / KHALED DESOUKI
La rédaction numérique de RTL & AFP

La requête des producteurs du maïs génétiquement modifié MON810 a été rejetée lundi 5 mai par le Conseil d'Etat qui a confirmé l'arrêté gouvernemental interdisant la culture de cette plante. En effet, mi-mars, juste avant le début des semis de maïs, le ministère de l'Agriculture avait pris un arrêté pour interdire la culture du maïs MON 810, produit par la firme américaine Monsanto, le seul cultivé au sein de l'Union européenne.

Cette décision, très attendue par les pro et les anti-OGM est tombée le jour-même où le Sénat devait se prononcer sur une proposition de loi interdisant la culture du maïs OGM dans l'Hexagone, que l'Assemblée nationale a déjà votée le mois dernier.

Des producteurs avaient semé du maïs OGM MON810

"Le juge des référés a estimé que les requérants ne justifiaient pas d'une situation d'urgence" et que l'arrêté "ne portait pas une atteinte grave et immédiate à la situation économique des requérants" ni de la filière, explique le Conseil d'Etat dans un communiqué.

A l'approche du printemps, des producteurs du Sud-Ouest avaient fait part de leur intérêt pour le MON810, censés résister à certains insectes ravageurs comme la pyrale. Profitant de l'annulation du moratoire sur la culture de ces semences l'été dernier, certains en ont semé "quelques" hectares dès que la météo l'a permis.

Contestation en plein champs

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Une manière pour l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM) de contester en plein champ ce qu'elle considère comme une "position doctrinale" du gouvernement sur le sujet. D'où son recours auprès du Conseil d'Etat pour exiger la suspension de l'arrêté ministériel, avec l'appui de deux producteurs de maïs.

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