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"Macron voulait rétablir l'autorité présidentielle, et ça marche", estime Nicolas Domenach

DÉBAT - L'intervention de la police pour évacuer l'université de Tolbiac s'est fait rapidement ce vendredi 20 avril. Comme une démonstration du rétablissement de l'autorité de l'État voulue par Macron.

Le blocage du site universitaire parisien de Tolbiac a été levé au petit matin, le 20 avril 2018
Le blocage du site universitaire parisien de Tolbiac a été levé au petit matin, le 20 avril 2018
Crédit : AFP /
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Yves Calvi & Éléonore De Marnhac

Bloqué depuis le 26 mars, le site de la fac de Tolbiac a été évacué ce vendredi 20 avril à l'issue d'une vaste opération de police. Le président de l'université, Georges Haddad, en avait fait la demande à de nombreuses reprises. 

Selon Alain Duhamel, il était temps que cette évacuation ait lieu. "Un vote électronique de l'ensemble des étudiants plutôt que des assemblées générales de 100 ou 150 militants serait une bonne évolution", estime-t-il par ailleurs.  Pour Nicolas Domenach, cette mobilisation des étudiants a été un "échec", "il n'y a pas eu de mobilisation des lycéens, le mouvement n'a pas réussi à prendre même s'il s'est passé des choses". 

Alain Duhamel rappelle en effet que quelques universités ont été des "points de fixation parfois très violents comme Toulouse ou Montpellier". Et Nicolas Domenach de noter que ces universités "correspondent à des filières qui sont toujours en difficulté comme les sciences humaines". 

Macron rétablit l'autorité présidentielle

Plus globalement, l'intervention à Notre-Dame-des-Landes et celle à Tolbiac posent la question de l'autorité de l'État. Pour Nicolas Domenach, l'objectif de Macron était de "rétablir l'autorité présidentielle ainsi qu'une verticalité, et ça marche". Il met toutefois en garde, "cette autorité a le risque de l'autoritarisme s'il n'y a pas plus de respect pour les corps intermédiaires".

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Les deux journalistes sont par ailleurs d'accord pour souligner le fait que l'absence d'opposition renforce le pouvoir du gouvernement. "Il faut prendre en compte un temps historique à savoir que les oppositions républicaines, à droite comme à gauche, ne se reconstitueront que sur le long terme et pas en six mois comme Wauquiez avait pu l'espérer".

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