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"Ma crainte, c'est qu'on soit encerclés par le feu" : à Tarerach, l'angoisse d'une nouvelle évacuation face aux incendies qui progressent dans les Pyrénées-Orientales

Après quatre jours de lutte contre les flammes, l’incendie parti de Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales, a ravagé près de 5.000 hectares. Alors que certains habitants ont pu regagner leur domicile, la reprise du vent et de nouveaux départs de feu ravivent l’inquiétude. À Tarerach, les habitants restent sur le qui-vive, prêts à être évacués une nouvelle fois.

La reprise de feu dans le secteur de Trévillach, dans les Pyrénées-Orientales ce mercredi 8 juillet.

Crédit : Léna Ménager - RTL

Léna Ménager

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Dans les Pyrénées-Orientales, la situation reste très surveillée. Après quatre jours de lutte, l’incendie parti de Trévillach a parcouru près de 5.000 hectares, le préfet a fait état ce mercredi l'après-midi d'une "reprise de tramontane et donc de feu" dans le secteur d’Ille-sur-Têt. Cette commune, comme plusieurs autres, restent "concernées par des ordres d'évacuation", a rappelé le préfet. 

À Tarerach, un petit village niché au cœur des vallons des Pyrénées-Orientales, depuis les maisons en contrebas, on aperçoit les vignes à perte de vue. Mais depuis ce mercredi 8 juillet dans la matinée, le paysage a changé : au loin, les flammes sont de nouveau visibles.

"On voit les flammes, c’est pas des conneries, on voit des flammes là", raconte Hervé au micro de RTL, depuis Tarerach où il vit depuis toujours. "La maison de derrière là, c’est la mienne. On est viticulteurs, on a les vignes. Bon, maintenant, elles ont une drôle de tête. Il y en a pas mal qui ont brûlé quand même", témoigne-t-il.

Comme lui, plusieurs habitants avaient pourtant pu rentrer chez eux ce mercredi après avoir été évacués. Le préfet avait donné son feu vert au retour dans le village. Un soulagement de courte durée pour certains.

"On est à 42 degrés, on a ce vent, c’est pas possible, ça ne va pas s’arrêter ça"

Depuis sa terrasse aux volets bleus, Florbela observe le ballet incessant des camions de pompiers. "Bien sûr que j’ai peur. Ma crainte, c’est qu’on soit encerclés de feu. Vous regardez autour de vous, c’est toute la montagne", confie-t-elle.

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La veille au soir, les habitants pensaient pourtant l’incendie derrière eux. "On a été super contents parce que les pompiers sont tous partis. Ils nous ont fait des signes. Dans notre tête, on s’est dit : c’est fini. Et bien regardez… On est à 42 degrés, on a ce vent, c’est pas possible, ça ne va pas s’arrêter ça", souffle Florbela.

Alors, plusieurs habitants ont déjà anticipé une nouvelle évacuation. Un sac est prêt, avec cette fois un espoir : qu’il reste finalement dans un coin de la maison.

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