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Les vacances n'auraient-elles aucun effet positif sur le "burn-out" ?

Selon une étude germano-suisse publiée dans la revue "Frontiers in Psychology", les vacances n'auraient aucun effet sur le burn-out

En France, il y aurait 3,2 millions de salariés exposés au burn-out (image d'illustration)
En France, il y aurait 3,2 millions de salariés exposés au burn-out (image d'illustration) Crédit : istock
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La rédaction numérique de RTL

 L'épuisement, qu'il soit émotionnel ou physique, se corrige pendant les vacances mais pas le burn-out.


«Le burn-out est généralement défini comme une réponse prolongée à des facteurs de stress émotionnels et interpersonnels chroniques au travail », explique au Figaro le Pr Veronika Brandstätter (Université de Zurich, Suisse) qui a dirigé l'étude. «Il va sans dire qu'il y a une multitude de facteurs de stress possibles, ajoute-t-elle. Par exemple, la charge de travail excessive, la pression chronique du temps, les conflits sociaux, les procédures abusives, mais nous avons détecté une autre source importante de stress: l'incongruence de motivation. »
Qu'est-ce que cette incongruence? «Un écart qui se produit, explique le Pr Brandstätter, soit quand un individu a un fort besoin affectif de socialiser avec les autres (besoin d'affiliation) ou d'influencer les autres (besoin de puissance), mais n'a pas la possibilité d'agir dans ce sens ; soit au contraire quand il doit le faire alors que cela ne correspond pas à des besoins profonds. »
Avec ses collègues des universités de Zurich et Leipzig (Allemagne), elle a évalué les niveaux de burn-out dans un groupe de 97 salariés, puis les a comparés à l'écart qui pouvait exister entre les aspirations de chacun et leurs satisfactions au travail.

Les résultats révèlent que c'est avant tout l'inadéquation des besoins relationnels qui est liée au burn-out. Autrement dit, un poste avec beaucoup d'échanges et de contacts pour quelqu'un qui ne les aime pas pourrait conduire au burn-out, de même qu'un travail isolé pour une personne qui recherche les contacts.
«Évidemment, les gens ne peuvent pas toujours vivre leur rêve et satisfaire leurs besoins profonds au travail. Il y a des moments où l'on doit s'autodiscipliner et dépasser ceux-ci pour atteindre des objectifs importants ou répondre aux attentes sociales », explique le Pr Brandstätter. «Cependant, ajoute-t-elle, cela se révèle être un problème quand il y a une frustration chronique des besoins. Par conséquent, même dans des situations difficiles (économiquement ou socialement), on devrait au moins essayer d'améliorer la situation même par des petits changements ».

Invité de RTL MIDI : Agnès Martineau-Arbes, Médecin du travail, spécialisée en psychopathologie du travail

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