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Les syndicats lycéens réclament l'interdiction d'une appli incitant aux "ragots anonymes"

Les syndicats lycéens accusent la plateforme "Gossip" lancée il ya deux semaines de favoriser le harcèlement.

Des smartphones (illustration).
Des smartphones (illustration).
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

L'expérience "Gossip", du nom d'une application lancée il y a tout juste deux semaines, pourrait être rapidement écourtée. Après les les "nombreuses réactions" suscitées par le lancement de la plateforme, "nous avons pris la décision de mettre l'application hors service quelques jours, le temps de mettre en place un système de modération plus élaboré", indique un message qui s'affiche lorsqu'on tente de la télécharger. 

Nous condamnons cette application, qui doit être interdite

Eliott Nouaille, président du syndical général des lycéens

"L'objectif de cette plateforme n'est pas de jouer mais bien de nuire aux autres", déclare dans un communiqué la FIDL, qui "appelle à sa fermeture immédiate". "Nous condamnons cette application, qui doit être interdite", renchérit mardi Eliott Nouaille, président du syndicat général des lycéens.

Poster des potins de manière anonyme

Dans le dossier de presse, Cindy Mouly, la créatrice de la plateforme, explique qu'une fois enregistré, l'utilisateur accède aux "potins" postés par ses contacts. Il est "également possible d'avoir une visibilité sur les ragots concernant un de vos contacts mais qui sera posté par des personnes qui ne font pas partie de vos répertoires téléphoniques ni de Facebook". 
Au lycée Jacques Prévert de Boulogne-Billancourt, "les élèves s'invectivent et s'accusent mutuellement d'avoir posté des ragots", raconte Eliott Nouaille. "A quoi sert cette appli à part blesser les autres?", s'interroge le jeune homme.  Le président du SGL a également déclaré à RTL.fr avoir accompagné trois élèves du lycée Jacques-Prévert à Boulogne-Billancourt "qui souhaitaient porter plainte à la police et avaient des preuves. Des photos, en général, souvent à caractère sexuel (avec des personnes dénudées) et des screens de rumeurs", a précisé Elliott Nouaille. 


Pour Zoïa Guschlbauer, présidente de la FIDL, cette appli "encourage le harcèlement", qui est déjà un phénomène "très grave et répandu" dans les établissements scolaires. "Qu'on imagine faire de l'argent avec des ragots nous met très en colère", dit-elle. 

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