2 min de lecture Police

Les caméras sur les forces de l'ordre ne vont "calmer personne"

INVITÉ RTL - Le secrétaire général du premier syndicat des gardiens de la paix s'oppose à la systématisation des enregistrements vidéos de leurs interventions à compter du 1er mars.

Des policiers en faction (image d'illustration)
Des policiers en faction (image d'illustration) Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
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Les gardiens de la paix sont en première ligne quant au futur usage des caméras pendant les contrôles de rue. À partir du 1er mars, 2.600 caméras seront attribuées aux forces de l'ordre, pour répondre notamment à la demande d'associations déplorant des contrôles au faciès par les policiers. "Nous étions favorables à ce système sous réserve que ce soit à l'initiative de l'agent, du policier de terrain", affirme Jean-Claude Delage, secrétaire générale du syndicat de police Alliance, premier syndicat des gardiens de la paix. 

Mais un décret publié ce vendredi 10 février oblige les policiers, à compter du 1er mars 2017, à activer, dès qu'ils seront en situation, la caméra. "Parfois, vous contrôlez une personnalité qui n'a pas forcément envie d'être filmée. (...) Et là vous créez un incident parce que la personne n'a pas forcément envie d'être filmée, tandis qu'avec le déclenchement à l'initiative de l'agent, vous pouvez ne pas déclencher si la personne en face se comporte normalement et ne veut pas être filmée", argue Jean-Claude Delage, opposé à la systématisation du dispositif. 

Des résultats avérés

"Je pense que cela jette encore une fois la suspicion sur les agents", estime-t-il. "Ça ne va calmer personne, ni ceux qui vont être en face lorsqu'ils sont contrôlés - que ce soit dans un quartier difficile ou un quartier dit bourgeois - ni les policiers, qui se sentiront suspectés", poursuit-il. "Alliance police nationale a été dans la vigilance par rapport à ce dispositif, mais favorable. Ça a commencé en 2013 dans les zones de sécurité prioritaires. Nous avions la maîtrise et ça a fait baisser, en effet, le nombre de conflits. C'est utile. Les policiers ne se sont pas sentis suspectés parce qu'ils avaient la maîtrise du déclenchement et puis finalement les choses se sont bien passées", raconte le secrétaire générale d'Alliance, qui aurait voulu "laisser le système comme il était, ça se passait très bien". 

À propos de l'affaire Théo, "il y a ceux qui a priori savent tout avant que l'enquête soit terminée", estime Jean-Claude Delage. "Les policiers n'ont pas vocation sur le terrain à aller mal se comporter ou à contrôler telle ou telle personne issue de telle ou telle origine. La police elle est républicaine, diverse, variée. Il y a des policiers de couleur, des policiers blancs, et ils font leur travail dans les règles de déontologie et s'il ne le font pas, ils sont sanctionnés", poursuit-il.

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