3 min de lecture Inde

Le Solar Impulse 2 est bien arrivé en Inde

Parti d'Oman ce mardi, l'avion Solar Impulse a atterri en Inde, deuxième étape de son tour du monde, après 16h de vol.

L'avion Solar Impulse 2 au dessus de Mascate, la capitale omanaise, le 10 mars 2015.
L'avion Solar Impulse 2 au dessus de Mascate, la capitale omanaise, le 10 mars 2015. Crédit : JEAN REVILLARD / Solar Impulse / AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Après une première étape réussie lundi de son tour du monde historique sans carburant, l'avion Solar Impulse 2 (SI2) a atterri ce mardi 10 mars en Inde. Parti de l'aéroport de Mascate, capitale du sultanat d'Oman, à 06h35 (03h35 heure de Paris), l'appareil révolutionnaire à énergie uniquement solaire a parcouru 1.465 km en un peu moins de 16 heures jusqu'à Ahmedabad, principale ville de l'État de Gujarat, dans l'ouest de l'Inde.

L'appareil s'est posé sur l'aéroport international Sardar Vallabhbhai Patel à 23h25 (18h55 heure de Paris). Des images, diffusées en direct sur le site web, montrent les lumières blanches et bleues de l'avion dans la nuit à l'approche d'Ahmedabad, où il doit rester quatre jours. Dans la salle de contrôle, des applaudissements ont retenti pour saluer le pilote, Bertrand Piccard, qui était aux commandes pour ce trajet au dessus de la mer d'Arabie.

Huit heures après son décollage, l'avion était entré dans l'espace aérien pakistanais à une altitude de 8.230 mètres, selon le compte Twitter du pilote suisse. Un peu plus tôt, le pilote avait tweeté : "Lorsque je me détends, je respire si lentement que cela déclenche l'alarme du cockpit".

Direction la Birmanie puis la Chine et Hawaï

Bertrand Piccard, 57 ans, a relevé dans le cockpit son compatriote André Borschberg, 63 ans, qui avait assuré lundi avec succès la première étape en reliant en 13 heures et deux minutes Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis, à Mascate. Ce vol fut "émouvant", avait déclaré André Borschberg, tout sourire, à son arrivée à Oman. Il a expliqué que le voyage avait été effectué à 6.000 mètres d'altitude, car il s'agissait d'un court trajet.

À lire aussi
Les équipes de secours évacuent un survivant dans l'immeuble résidentiel de trois étages qui s'est effondré à Bhiwandi. faits divers
Inde : au moins 10 morts dans l'effondrement d'un immeuble près de Bombay

Après l'Inde, le SI2 se dirigera vers la Birmanie, avant la plus longue étape du trajet : cinq jours consécutifs de vol pour un seul pilote chargé de rallier Nankin, en Chine, à l'archipel américain d'Hawaï, dans le Pacifique. Au total, l'appareil parcourra 35.000 kilomètres, à une vitesse modeste (entre 50 et 100 km/h), en survolant deux océans. Cette circonvolution, à 8.500 mètres d'altitude au maximum, prendra cinq mois, dont 25 jours de vol effectif, avant un retour à Abou Dhabi fin juillet/début août.

Un message politique

Prévu en 12 étapes, le tour du monde est l'aboutissement de 12 années de recherches menées par Borschberg et Piccard qui, outre l'exploit scientifique, cherchent à véhiculer un message politique. "Nous voulons partager notre vision d'un avenir propre", avait déclaré lundi Bertrand Piccard, en soulignant que cette mission devait contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique par la promotion de "nouvelles technologies vertes". Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué les promoteurs du projet pour "leur audace et leur détermination (qui) vont nous propulser vers un avenir plus écologique".

L'avion est propulsé par plus de 17.000 cellules solaires tapissant des ailes de 72 mètres, presque aussi longues que celles d'un Airbus A380. Mais le SI2, en fibre de carbone, ne pèse que 2,5 tonnes, autant qu'un 4X4 familial, soit moins de 1% du poids de l'A380. Au total, 130 personnes participent à l'aventure : 65 accompagnent les pilotes (dans le cadre de l'appui logistique) et 65 autres sont basés à Monaco, au centre de contrôle de la mission (météorologues, contrôleurs aériens et ingénieurs).

Ce tour du monde est aussi un défi humain pour les deux pilotes. Le yoga et l'auto-hypnose les ont aidés à se préparer à rester de longues heures dans une cabine non pressurisée et soumise aux aléas du temps, avec des températures pouvant osciller entre +40 et -40 degrés Celsius. "Le défi est plus humain que technique", a résumé André Borschberg pendant la phase préparatoire.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Inde Transports Aviation
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants