2 min de lecture Éducation nationale

Le redoublement "limité à des cas exceptionnels", selon Vallaud-Belkacem

La ministre de l'Éducation nationale a répondu à la polémique sur la fin du redoublement. Selon elle, il est "inefficace et coûteux" et sera limité à "des cas exceptionnels".

La ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, le 11 septembre 2014 à l'Élysée (Archives).
La ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, le 11 septembre 2014 à l'Élysée (Archives). Crédit : AFP / STEPHANE DE SAKUTIN
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En marge de la conférence de rentrée universitaire ce mercredi, Najat Vallaud-Belkacem a démenti toute volonté de supprimer le redoublement et rappelé qu'il était déjà prévu de le limiter dans la loi sur la Refondation de l'école de 2013. "Cela fait des années qu'il est avéré que le redoublement est assez inefficace pédagogiquement parlant, qu'il est démotivant pour les élèves et par ailleurs qu'il est coûteux", a-t-elle souligné.

"Nous avons pris une décision (...) de limiter le redoublement à des cas exceptionnels qui le justifient véritablement. Et dans le reste des situations de lui préférer un accompagnement personnalisé de l'élève pour le conduire sur le chemin de la réussite plutôt que de le stigmatiser en lui faisant recommencer des années alors qu'on sait que souvent c'est vain".

Responsabiliser les équipes pédagogiques

"Le redoublement sera limité à des cas qui le justifient" comme "le fait que l'élève ait eu une rupture scolaire assez longue pour des raisons de maladie ou des raisons familiales" ou "le fait que l'élève arrive à une année qui est un palier d'orientation et qu'il n'a pas réussi à obtenir le choix qu'il avait fait", a-t-elle détaillé.

Sinon, "lorsqu'il s'agit de simple retard scolaire, d'une difficulté scolaire, nous mettrons le paquet pour que les équipes pédagogiques se responsabilisent, préviennent le décrochage, accompagnent l'élève y compris en lui donnant des cours renforcés, mais lui permettent de continuer sa scolarité et de progresser à son rythme".

Ce principe "a été présenté sous forme de décret au Conseil supérieur de l'éducation (CSE, consultatif, ndlr) il y a quelques semaines" et est actuellement devant le Conseil d'État, a-t-elle précisé. Ce texte doit entrer en vigueur "à l'automne prochain".

Certains pays "commencent à prendre conscience que le redoublement n'est ni économique, ni particulièrement efficace pour aider les élèves en difficulté", relevait mardi une note de l'OCDE. "Ils délaissent donc cette pratique en faveur d'un dépistage et d'un soutien plus précoces à ces élèves".

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