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Le mot "bordel" est sur toutes les lèvres

REPLAY - Après les propos polémiques du président, mercredi 4 octobre, le "bordel" est sur le devant de la scène.

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Le mot "bordel" est sur toutes les lèvres - La Revue de Presse d'Amandine Bégot Crédit Image : Julien Knaub / SIPA / RTL | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Amandine Bégot et La rédaction numérique de RTL

On parle mots ce matin dans la presse. D'abord, cette nouvelle touche qui pourrait bientôt faire son apparition sur vos claviers d'ordinateurs, peut-être dès l'an prochain : le "point du milieu". C'est ce que nous révèle ce matin Le Figaro. Ce point du milieu, qu'on appelle aussi point médian, c'est le signe préconisé par les féministes dans l'écriture inclusive, cette écriture qui consiste à inclure le féminin entrecoupé de points, dans les mots, et ce au nom de l'égalité homme-femme. Un exemple avec le mot "député". Avec l'écriture inclusive, je ne l'écris pas "é", mais "é.e". "Auditeur" ne s'écrit plus "eur" à la fin, mais "eur.rice" pour "auditrice", vous avez compris ?
 
Le phénomène, réservé pendant des années à un petit cercle militant, est en train, explique ce matin Le Figaro, de gagner du terrain, notamment dans l'administration. L'université Nancy Metz adresse ainsi désormais ses mails à ses étudiants à coup de "futur.e.s diplomé.e.s".

Le point du milieu a aussi fait son apparition à l'école. Dans un manuel scolaire destiné aux élèves de CE2, on ne lit plus "grâce aux agriculteurs et aux artisans, la Gaule était un pays riche", mais "grâce aux agriculteur.rice.s, aux artisan.e.s, la Gaule était un pays riche".
Hatier, l'éditeur, explique que les manuels scolaires sont le reflet de la société et de ses évolutions. Ça en fait bondir d'autres. Raphael Enthoven, le philosophe, notamment, qui dénonce "une agression de la syntaxe par l'égalitarisme". Le Figaro aussi, qui titre ce matin les "délires de l'écriture inclusive". Je vous laisse vous faire votre opinion.

Le mot du jour dans la presse ce matin, c'est "bordel"

À priori, pas de point du milieu. Et pour cause : la version au féminin du mot "bordel" n'existe pas. Le bordel s'affiche partout, impossible d'y échapper ce matin, tous vos quotidiens reviennent sur cette polémique après les propos d'Emmanuel Macron. Tollé des éditorialistes. "Un président ne devrait pas dire ça"; se désole Stéphane Siret, de Paris-Normandie.
 
Nicolas Beytout, dans L'Opinion, comme plusieurs de ses confrères, pense que sur le fond Emmanuel Macron a "raison". Mais, "pourquoi le dire ainsi, avec ces mots-là ? se demande-t-il, des mots qui fâchent, créent l'impression d'un mépris de classe". "Quand Jupiter est en visite, il est prié de causer comme Jupiter et non comme un charretier", s'exclame de son côté Dominique Jung, des Dernières Nouvelles d'Alsace.
 
Bordel, oui, mais bordel organisé, rappelle Le Parisien-Aujourd'hui en France, qui rappelle que tout cela s'inscrit dans une stratégie de communication savamment pensée. Stratégie décryptée dans Libération, qui titre "Le fils caché de Nicolas Sarkozy". Et cette photo, où l'on devine l'ombre d'Emmanuel Macron.
 
Ce genre de grand bazar, il y en a un qui en est coutumier, c'est Donald Trump. On ne compte plus les messages délirants postés notamment sur Twitter. Et bien, figurez-vous que le président américain n'en est peut-être pas l'auteur. C'est ce que rapporte le Washington Post, qui s'est aperçu, un peu par hasard que certains messages de Donald Trump apparaissaient au même moment sur un autre compte, celui de Dan Scavino, l'un de ses très proches. Il travaille à ses côtés depuis des années et est en charge des médias sociaux de la Maison-Blanche. En juin dernier, Politico le surnommait "l'autre realdonaldtrump", du nom du compte Tweeter du président, justement.

Marre de ce déferlement de mots ?

La Croix nous propose ce matin de nous taire. Dossier complet sur le silence, un silence souvent difficile à trouver dans un monde qui va à 100 à l'heure, selon une récente étude de l'Ademe, citée par le journal. Près de 9 millions de personnes sont fortement exposées au seul bruit des transports chaque année. Les pollutions sonores coûteraient 57 milliards d'euros. L'écrivain Charlotte Jousseaume, qui vient de publier un livre sur le silence, déclare : "Notre monde est comme une tour de Babel, aux prises avec de multiples langages : technique, juridique, économique. Des langages sans âme dans lequel personne, ajoute-t-elle, ne parvient à faire sa demeure."
 
Je vous conseille aussi ce nouveau venu dans vos kiosques ce matin : le magazine Forbes version française. Il sort aujourd'hui. Le magazine américain est notamment connu pour ses classements des personnalités les plus riches ou les plus influentes. Pour ce 1er numéro tricolore, il nous propose celui des grandes dames de France, ces 15 Françaises dont l'influence internationale est cette année la plus forte. Numéro 1 ? Christine Lagarde. Suivent ensuite Marion Cotillard et Heloise Letissier, plus connue sous son nom de scène Christine and the Queen. Brigitte Macron est 4e. Pas de trace, en revanche, du point du milieu.

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