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Laits contaminés chez Leclerc : les explications de Michel-Édouard Leclerc

Le PDG de E. Leclerc reconnaît l'erreur du groupe, qui a laissé en rayon des produits Lactalis contaminés. 782 clients ont acheté ces boîtes de lait.

Michel-Édouard Leclerc à Landerneau en 2013.
Michel-Édouard Leclerc à Landerneau en 2013. Crédit : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Laure-Hélène de Vriendt
Laure-Hélène de Vriendt
Journaliste

Du lait contaminé toujours disponible en rayon. Le groupe E. Leclerc, leader français de la grande distribution, a reconnu mardi 9 janvier avoir vendu dans certains de ses magasins des produits Lactalis malgré le rappel du 21 décembre. De nombreux lots avaient été retirés du marché après la découverte d'une contamination aux salmonelles. Interrogé par Le Parisien, le PDG du groupe, Michel-Édouard Leclerc, a un mot d'ordre : assumer. 

"L'information sanitaire nous est bien parvenue. Les données qui nous parviennent sur les lots incriminés sont répertoriées par des codes-barres. Cela requiert un travail méticuleux de repérage en magasin, explique-t-il. Mais la gestion humaine n'a pas suivi". Ne voulant pas citer les magasins concernés, afin de ne pas alimenter l'inquiétude des clients, Michel-Édouard Leclerc précise qu'à sa connaissance, "il n'y a pas eu d'enfant malade".

Personne n'imaginait qu'il restait de tels produits en circulation

Michel-Édouard Leclerc
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C'est un article de La Voix du Nord qui a poussé le groupe a vérifié la présence de lots dans ses magasins : "Une cliente déclarait avoir acheté une boîte de lait qui aurait dû être retirée des rayons dans le magasin Leclerc de Seclin (Nord). Personne n'imaginait alors qu'il restait de tels produits en circulation". Après un état des lieux plus approfondi, le groupe s'est rendu compte que "984 boîtes, soit 200 références, n'avaient pas été retirées malgré les rappels successifs. Elles ont été achetées par 782 clients". 

Les acheteurs ont été identifiés grâce à leurs tickets de caisse mais le plus compliqué a ensuite été de les contacter. "Certains ont été retrouvés grâce à leur carte de fidélité, pour les autres, on a demandé aux banques de les appeler, afin qu'on puisse les prévenir", explique Michel-Édouard Leclerc. Mettant la faute sur une "sursaturation d'informations, un problème de tri et d'interprétation", le PDG du groupe E. Leclerc conclu : "Je sais assumer. C'est notre devoir".

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